Alsa a rapidement détrôné au Maroc?
Le gouvernement marocain vient de lancer de nouveaux appels à des appels d’offres pour la gestion des transports urbains à Marrakech, Tanger et Agadir. Les géants des transports en bus comme Transdev, déjà présents sur le tramway marocain, CTM, Supratours (ONCF) et même Citybus sont en lice pour gagner ce marché.
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Les autorités ont prévu de moderniser ce secteur avec un budget de 1,04 milliard d’euros. Concrètement, il s’agit de renouveler le parc vieillissant et d’améliorer la sécurité routière. Les bus encore en circulation à Marrakech ont un âge moyen de 20 ans. Ceux d’Agadir tombent régulièrement et provoquent des accidents. Les Tangerois n’ont pas cessé de dénoncer les retards chroniques, la délabrement des bus et l’inaccessibilité des districts périphériques. Pour surmonter ces difficultés, l’État a l’intention d’acquérir plus de 3 700 nouveaux bus, en particulier du fabricant chinois Yutong, indique Maghreb Intelligence.
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Pour interrompre les critiques, Alberto Pérez, directeur général d’Alsa Maroc, se souvient que la société a commencé avec une nouvelle flotte, des conducteurs marocains formés en continu et même envoyés à un stage d’amélioration en Espagne. À partir de 15 millions en 2012, ALSA a transporté 62 millions de passagers en 2023. Des chiffres qui montrent sa progression sur le marché marocain. Mais ses clients pourraient être réduits dans les prochains mois, selon des sources qui annoncent une baisse du trafic urbain de 70% à 40% ou 45%.