Au nord du Maroc, les pressoirs à huile d’olive dans le viseur de l’Etat
Maîtriser la gestion des déchets de concassage, dont le rejet incontrôlé dans les cours d’eau constitue un danger avéré pour les eaux souterraines et l’environnement. C’est l’objectif poursuivi par les commissions mixtes d’inspection envoyées dans les provinces de Chefchaouen, Ouezzane et Larache. Ils ont prévenu les propriétaires des unités visitées de leur obligation de respecter la réglementation en vigueur, rapporte Al-Akhbar. Toutefois, la mise en œuvre rigoureuse des mesures visant à endiguer ce fléau est pointée du doigt. Parmi eux, la création de zones industrielles dédiées et l’organisation de la collecte et du recyclage des déchets végétaux. Seule une mise en œuvre efficace de ces projets garantirait une réponse durable.
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A l’approche de la nouvelle saison, la recherche de solutions techniques durables s’impose. Nous parlons d’un système différencié proposé selon le type d’installation. Concernant les presses traditionnelles, à capacité de traitement limitée, une solution pragmatique devrait être mise en œuvre. On parle de les équiper de fûts de 200 litres et de petits bassins d’évaporation. Un investissement moyen estimé à 20 000 dirhams par unité est donc prévu. Pour les presses modernes à trois étages générant des quantités importantes d’effluents, un système de traitement minutieux, intégrant des bassins d’évaporation scellés et des processus de séparation de l’huile et d’élimination des solides, est essentiel.
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Quant aux unités modernes et semi-modernes, elles nécessitent des techniques plus sophistiquées. Le traitement est réalisé en deux phases, séparant l’huile des résidus solides afin de réduire le volume des eaux usées liquides rejetées. L’effort se concentre ensuite sur le traitement des déchets solides, riches en huile végétale, grâce à la technique du séchage, rapporte la même source.