ce trafic qui fait mal
Depuis des années, il existe un marché noir des météorites très actif au Maroc. Le désert du Sahara est l’une des principales zones au monde où l’on trouve des météorites, ce qui a donné naissance à un réseau de trafiquants locaux, d’intermédiaires et d’acheteurs étrangers impliquant des collectionneurs et des commerçants. La plupart de ces météorites ont été vendues et exportées illégalement, sans autorisation, relaye Le débat.
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Près de 70 % des habitants d’Erfoud, ville située dans le désert du Sahara, vivent de ce trafic. “Les météorites appartiennent à notre pays, à notre histoire et constituent un héritage précieux pour nos jeunes générations”, affirment les géologues marocains qui demandent aux autorités de mettre en place de nouvelles lois afin de mettre fin à cette pratique qu’ils qualifient de “mafieuse”.
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Le Maroc est considéré comme le territoire le plus actif au monde en termes de recherche et de vente de météorites. Depuis 1999, le nombre de météorites découvertes dans le royaume est estimé à plus d’un millier. L’une des plus remarquables est la météorite martienne Tissint, tombée en 2011, qui a joué un rôle essentiel dans l’étude de la chimie et de l’histoire de Mars.
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Une météorite a été achetée par le chercheur Ben Hoefnagels en août 2018 auprès d’un revendeur à Agadir, au Maroc. Baptisée « Afrique du Nord-Ouest 12264 », cette météorite de 50 grammes pourrait être essentielle à la compréhension de la composition du système solaire. En 2011, une météorite martienne de 320 grammes, surnommée Black Beauty en raison de sa couleur, a été découverte dans le désert du Sahara.