chars, missiles, drones et service militaire
Pour « Descifrando la Guerra », le Maroc met en œuvre l’un des plans de modernisation militaire les plus ambitieux de son histoire contemporaine. La plateforme espagnole spécialisée en études géopolitiques et militaires explique que cette modernisation repose sur une vision stratégique globale incluant la restructuration du système de défense, le développement des industries militaires locales, l’acquisition de systèmes d’armes avancés, et le renforcement de la préparation des ressources humaines grâce au rétablissement du service militaire obligatoire depuis 2019.
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Le Maroc a acquis 222 chars M1A1 SA (accord de 2015) et 162 chars M1A2 SEP v3 (décembre 2023), devenant ainsi l’un des plus gros utilisateurs de chars américains Abrams dans la région. Ces armes sont équipées de systèmes de blindage avancés et d’un « système de liaison de données sur les munitions » pour programmer des obus intelligents avant le tir, comme le M1147. Autres chars acquis : environ 50 chars sino-pakistanais VT-1A. Le Maroc a également introduit des systèmes blindés tactiques modernes, dont : 50 véhicules américains M-ATV et 200 véhicules turcs Cobra II, pour l’armée de terre, en remplacement des véhicules français VAB et des AMX-10 RC, dont la plupart ont atteint leurs limites opérationnelles.
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Le ministère américain de la Défense a approuvé la vente au Maroc de 612 missiles Javelin FGM-148F et de 200 lanceurs portables. Armes destinées à améliorer la capacité de l’infanterie marocaine à faire face aux menaces blindées modernes. Le royaume compte recevoir 600 missiles Stinger FIM-92 K, destinés à renforcer les unités portatives de défense aérienne, notamment contre les drones et les hélicoptères. Le Maroc a acquis 12 lance-roquettes PHL-03 AR2 (calibre 300 mm – portée 130 km) et 36 lance-roquettes Weishi WS (calibre 400 mm – portée jusqu’à 400 km), pour les remplacer par des roquettes soviétiques BM-21, devenues obsolètes.
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Le Maroc est le premier pays d’Afrique du Nord à disposer des systèmes de missiles américains HIMARS et ATACMS (portée 300 km). Avec environ 230 appareils, dont : les turcs Bayraktar TB2 et Akinci ; les Israéliens Heron, Harop, Hermes 900 ; et les chinois Wing Loong 1 et TB-001 Scorpion, le royaume occupe la deuxième place en Afrique après l’Egypte en nombre de drones. Le Maroc a également acquis 24 batteries Sky Dragon 50 (moyenne portée) et 4 batteries FD-2000B (longue portée), des systèmes chinois considérés parmi les plus avancés des exportations de Pékin.
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Outre l’acquisition d’armes et d’équipements, le royaume a également attaché une grande importance à la formation de ses militaires, dont les effectifs sont estimés par la même source à environ 235 000 militaires pour le personnel d’active et 250 000 pour les réservistes. Le rétablissement du service militaire obligatoire a constitué l’un des piliers majeurs de cette évolution, Rabat visant à garantir une réserve humaine formée et opérationnelle, mobilisable rapidement en cas de crise, souligne la plateforme espagnole. Et de conclure : « Le Maroc s’oriente, avec cohérence et rapidité, vers la construction d’une armée moderne basée sur : la diversification des sources d’armement (États-Unis, Chine, Turquie, Israël, France, etc.), le développement des industries de défense locales, la construction de systèmes avancés de missiles et de défense aérienne, la modernisation des blindés et de l’artillerie, ainsi que le renforcement des ressources humaines et la refonte de la doctrine défensive pour protéger l’espace atlantique. »