comment le Maroc signe un rebond spectaculaire cette année
Selon les dernières projections du Conseil oléicole international (COI), la production nationale devrait atteindre 160 000 tonnes d’huile d’olive, contre seulement 90 000 tonnes lors de l’exercice précédent. Cette poussée est l’une des plus marquées de la région et contraste avec la situation de plusieurs voisins. Pendant que le Maroc sort la tête de l’eau, l’Algérie, la Jordanie ou encore la Turquie voient leurs récoltes baisser parfois fortement. Dans ce classement des producteurs non européens, seul le mastodonte tunisien, avec ses 450 000 tonnes, conserve une confortable avance, plaçant le Maroc en deuxième position en termes de volume et de dynamisme de rattrapage.
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Cependant, ce paysage globalement positif cache une réalité plus contrastée pour l’olive de table. Si le pétrole décolle, la production fruitière reste bloquée sur un plateau à 120 000 tonnes pour la quatrième année consécutive. Cette stagnation prolongée illustre les limites imposées par la maturité de certains vergers et surtout par la gestion prudente des ressources en eau. Pour le secteur, l’enjeu des prochains mois sera de stabiliser ces rendements face aux aléas climatiques tout en arbitrent entre satisfaction de la demande intérieure et opportunités croissantes sur les marchés internationaux.
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Cette phase de transition montre un secteur en pleine récupération de son potentiel. Le retour à une production supérieure à la moyenne pluriannuelle, estimée à 131 000 tonnes, offre une bouffée d’air frais aux producteurs et repositionne le Maroc comme un acteur structurant sur le marché méditerranéen. Le succès de cette relance dépendra désormais de l’amélioration continue des pratiques culturales et de la capacité des acteurs nationaux à consolider ces acquis malgré un environnement climatique qui reste par définition imprévisible.