Couper l’eau sans préavis est illégal… un Marocain fait condamner Amendis
Le message est clair : couper l’eau sans prévenir coûte désormais cher. En début de semaine, la justice a donné raison à un Tangérois qui avait assigné en justice le géant de la distribution d’eau et d’électricité. L’affaire remonte à l’été dernier, précisément les 18 et 19 août 2025. Le plaignant s’est retrouvé sans eau pendant plus de dix heures, sans aucune notification préalable d’Amendis.
A lire : Rabat signe la fin de Redal
Loin d’abandonner, le citoyen a consigné l’interruption dans un procès-verbal et a intenté une action en justice. Le tribunal administratif lui a donné raison, estimant que cette coupure « sèche » constituait une violation flagrante des principes du service public dont la règle d’or est la continuité des services. Le juge a considéré que le délégataire avait manqué à ses obligations contractuelles et légales, notamment en termes de communication avec ses utilisateurs.
Lire : Redal dans le collimateur du ministère de l’Intérieur
Le verdict condamne ainsi Amendis à verser 7 000 dirhams de dommages et intérêts au plaignant. Bien que le tribunal ait rejeté les autres demandes du client, il a facturé à l’entreprise les frais de justice. Ce jugement constitue un précédent juridique majeur : il confirme que les factures ou travaux impayés ne justifient pas des réductions arbitraires et que le consommateur marocain dispose de recours efficaces pour faire valoir ses droits face aux abus des revendeurs.