Derrière la polémique sur les chiens au Maroc, un complexe de supériorité occidentale ?
La Coalition internationale pour les animaux mène actuellement une offensive médiatique contre ce qu’elle décrit comme une campagne d’abattage massif d’animaux errants. L’organisation dénonce des méthodes jugées inhumaines et exhorte les autorités marocaines à donner la priorité à la vaccination et à la stérilisation. Pour certains militants, comme l’acteur Mark Ruffalo, « tuer des millions de chiens pour préparer un événement sportif mondial n’est pas un progrès, c’est un échec moral ».
Sur Bladi.net : Cette photo du « massacre de chiens » au Maroc pour la Coupe du monde 2030 est fausse
Cette indignation suscite cependant des critiques dénonçant un « double standard » occidental, estime Ross Clark. Les observateurs soulignent qu’en Europe, les chiens errants non adoptés sont régulièrement euthanasiés. L’argument de la sécurité publique est également avancé : aucun pays développé ne tolérerait des millions de chiens en liberté, potentiellement porteurs de la rage, alors que l’Occident a largement éradiqué sa propre faune dangereuse depuis des siècles.
Sur Bladi.net : Au Maroc, des meutes de chiens errants sèment la terreur
Le débat montre une fracture culturelle sur le statut de l’animal. Le Maroc, nation musulmane, entretient avec les chiens un rapport différent de la sentimentalité propre aux propriétaires d’animaux en Occident. Des voix s’élèvent pour dénoncer une forme de néocolonialisme moral, où les nations industrialisées tentent d’imposer leurs normes sociales à un pays confronté aux réalités quotidiennes en matière de santé et de sécurité.
Enfin, cette controverse révèle des incohérences au sein des mouvements libéraux internationaux. Les critiques de la campagne soulignent le paradoxe de militants capables de s’émouvoir du sort des animaux errants tout en soutenant des positions sociales radicales en Occident.