El Jadida et Oujda flambent, Fès et Agadir marquent le pas
La surprise du trimestre vient d’El Jadida. La ville Doukkali affiche l’une des performances les plus dynamiques du Royaume, combinant hausse des prix et rebond spectaculaire des transactions. Cette reprise vigoureuse masque cependant de fortes disparités selon les biens, les segments évoluant de manière très hétérogène. A l’inverse, Oujda présente un profil atypique de correction de marché : la capitale de l’Oriental a vu ses prix chuter, ce qui a eu pour effet immédiat de débloquer des volumes de ventes en forte hausse sur la période.
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Meknès et Kénitra affichent une santé robuste. La ville ismaélienne bénéficie d’une croissance « classique » où les prix et les transactions progressent de concert, portés par le dynamisme du foncier. Kénitra, de son côté, joue la carte de la stabilité : l’absence de pression inflationniste sur les prix favorise une reprise en douceur de l’activité commerciale.
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Enfin, Fès et Agadir ferment la marche avec des évolutions plus timides. Le marché Fassi reste stable, sans variations majeures en valeurs ou en volumes. À Agadir, la situation est plus complexe : si les prix tendent légèrement à la hausse, le nombre global de transactions stagne, cachant des différences significatives entre les quartiers ou les types de biens immobiliers qui fonctionnent bien et d’autres qui échouent.