États‑Unis révoquent la résidence de la nièce de Qassem Soleimani et sa fille
Les États-Unis révoquent la résidence permanente de la nièce et de la fille de Qassem Soleimani
Washington révoque les cartes vertes de la nièce et de la fille de Qassem Soleimani; arrestations à Los Angeles, motifs du Département d’État et réactions.
Les autorités américaines ont annoncé la révocation du statut de résident permanent de deux femmes liées à Qassem Soleimani, le général iranien tué en 2020. La nièce, identifiée comme Hamideh Soleimani Afshar, et sa fille ont été arrêtées vendredi soir et sont actuellement détenues par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) en vue d’une procédure d’éloignement du territoire. Le Département d’État a indiqué que la décision s’inscrit dans une politique visant à empêcher le séjour aux États-Unis de personnes jugées favorables au régime iranien.
Arrestations et révocation du statut de résident
Les deux femmes ont été appréhendées après une enquête et placées en détention par ICE. L’annonce officielle précise que, parallèlement à la révocation de leur carte verte, le mari de Soleimani Afshar fait l’objet d’une interdiction d’entrée aux États-Unis. Le communiqué évoque également le mode de vie jugé « somptueux » de Soleimani Afshar à Los Angeles, élément mis en avant pour justifier la mesure administrative.
Motifs avancés par le Département d’État
Le Département d’État a décrit Soleimani Afshar comme « un fervent partisan du régime totalitaire et terroriste en Iran » et a cité des publications et commentaires sur les réseaux sociaux pour étayer sa décision. Le communiqué précise que cette forme de soutien politique et idéologique ne serait pas tolérée « sous l’administration Trump », formulation utilisée pour situer la position de l’exécutif américain à l’égard de ces cas. Les autorités ont présenté la révocation comme une démarche de sécurité nationale et de cohérence avec la politique étrangère du pays.
Contexte des expulsions récentes
Cette affaire intervient quelques semaines après d’autres mesures similaires visant des proches de hauts responsables iraniens. Le gouvernement a récemment révoqué le statut d’immigration de Fatemeh Ardeshir-Larijani, fille d’une figure politique iranienne de premier plan, et a interdit à elle et à son mari de revenir aux États-Unis. Ces décisions s’inscrivent, selon les autorités, dans un contexte marqué par un conflit élargi opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, débuté le 28 février, et par des frappes et pertes côté iranien signalées dans les derniers mois.
Pressions politiques et campagnes en ligne
Des responsables politiques conservateurs et des militants ont exercé une pression soutenue pour obtenir l’expulsion de proches de dirigeants iraniens. Le sénateur Marco Rubio a revendiqué publiquement le retrait du statut légal pour Soleimani Afshar et sa fille, citant leurs publications. Sur les réseaux sociaux, des figures de l’extrême droite ont encouragé l’action, et une pétition en ligne demandant l’expulsion de Soleimani Afshar a recueilli plusieurs milliers de signatures. Pour sa part, la révocation du statut d’Ardeshir-Larijani avait suscité une mobilisation plus large, avec une pétition rassemblant plus de 150 000 signatures et des appels à des sanctions professionnelles à l’encontre de la praticienne.
Enjeux juridiques et droits civiques soulevés
La décision américaine soulève des questions juridiques et constitutionnelles concernant les limites de la liberté d’expression et la portée de la dératisation migratoire fondée sur des liens familiaux. Les défenseurs des droits civiques rappellent que la suppression du statut d’immigration nécessite des procédures administratives strictes et que le simple fait d’appartenir à une famille ne saurait, en soi, justifier des mesures punitives sans preuves d’actes répréhensibles. Les autorités, elles, mettent en avant des éléments de discours et de comportement public pour asseoir la légalité de leurs décisions.
Les mesures prises à l’encontre de ces deux femmes et d’autres proches de responsables iraniens témoignent d’un renforcement des contrôles migratoires pour des motifs de sécurité et de politique étrangère. Elles montrent aussi la combinaison d’actions administratives, de pressions politiques et de campagnes publiques qui peuvent accélérer ou orienter les décisions gouvernementales. Le dossier devrait évoluer dans les prochaines semaines au rythme des procédures d’éloignement et des recours possibles, tandis que le débat sur l’équilibre entre sécurité nationale et droits individuels demeure au cœur des discussions publiques.