Fès-Meknès crée un opérateur public pour gérer ses zones industrielles
Fès‑Meknès crée une Société régionale pour le développement industriel
Fès‑Meknès crée, le 18 mars 2026, une Société régionale chargée d’aménager, gérer et commercialiser les zones industrielles pour stimuler l’investissement.
Le Conseil de la région Fès‑Meknès a entériné, le 18 mars 2026, la création d’une nouvelle entité publique baptisée « Société Fès‑Meknès pour le développement industriel ». Cette décision vise à instaurer un opérateur dédié à l’aménagement, à la gestion et à la commercialisation des zones industrielles et des pôles d’activités économiques de la région. L’initiative marque une étape institutionnelle majeure dans la mise en œuvre de la stratégie régionale de développement industriel.
Le Conseil régional approuve la société
Lors de la séance plénière tenue le 18 mars 2026, les élus régionaux ont voté en faveur de la création de la structure, considérée comme un instrument opérationnel pour centraliser la conduite des projets fonciers et infrastructurels à vocation industrielle. La décision formalise le rôle de la région dans la promotion de l’investissement productif et la structuration d’espaces d’activités mieux adaptés aux besoins des entreprises locales et internationales.
Missions et périmètre d’intervention
La Société Fès‑Meknès pour le développement industriel se voit confiée trois missions principales : l’aménagement des terrains destinés aux activités industrielles, la gestion courante des zones (maintenance, services partagés, raccordements) et la commercialisation des lots auprès d’investisseurs publics et privés. Son périmètre couvre tanto les zones industrielles déjà créées que la planification de nouveaux parcs et la création de secteurs dédiés aux PME, à la logistique et aux technologies propres.
Objectifs économiques et création d’emplois
Les autorités régionales mettent en avant des objectifs clairs : attirer des investissements structurants, diversifier le tissu productif et accélérer la création d’emplois sur l’ensemble du territoire régional. La centralisation des compétences devrait permettre de réduire les délais de commercialisation des terrains, de favoriser l’implantation d’unités orientées vers l’export et de renforcer les chaînes de valeur locales, notamment dans les secteurs de l’agro‑alimentaire, de l’automobile, de la métallurgie et des services logistiques.
Modalités financières et partenariats envisagés
Le montage financier de la nouvelle société devra combiner ressources publiques régionales, appuis nationaux et partenariats avec des investisseurs privés. Les outils possibles incluent des apports en foncier, des subventions d’amorçage, et des mécanismes de crédit ou de garanties pour sécuriser les projets d’infrastructure. La région devra également définir les modalités de coopération avec les établissements publics sectoriels et les acteurs du financement pour assurer la viabilité des opérations.
Défis opérationnels et calendrier des prochaines étapes
Plusieurs défis pratiques restent à résoudre : maîtrise foncière, raccordements énergétiques et hydrauliques, conformité environnementale, coordination administrative et attractivité fiscale des sites. Les prochaines étapes institutionnelles comprendront la finalisation des statuts de la société, la nomination des organes de gouvernance, l’élaboration d’un plan d’affaires pluriannuel et le lancement des premières opérations d’aménagement. Ces étapes détermineront la capacité de la nouvelle structure à convertir la décision politique en résultats concrets pour les entrepreneurs et les territoires.
La création de la Société régionale pour le développement industriel traduit la volonté de la région Fès‑Meknès d’affirmer un rôle opérationnel sur la scène économique régionale, en professionnalisant la gestion des zones d’activités et en facilitant l’implantation d’investissements à forte valeur ajoutée. Les mois qui suivent l’approbation du 18 mars 2026 seront déterminants pour transformer cette ambition en projets concrets et en emplois durables.