Fin de la feuille de route 2027 quelle stratégie pour la pêche
La feuille de route de la pêche arrive à son terme en 2027, quelle stratégie pour la suite
La feuille de route de la pêche s’achève le 31 décembre 2027. Enjeu construire une stratégie post-2027 centrée sur durabilité pêche artisanale et aquaculture.
La feuille de route qui encadre le secteur de la pêche arrive à son terme le 31 décembre 2027, less than two years from the current reference date of 5 mars 2026. La question d’une nouvelle stratégie nationale pour la période suivant cette échéance se pose avec acuité pour les pouvoirs publics, les professionnels et les acteurs sociaux concernés. Le débat porte sur la conservation des ressources, la modernisation des filières, la sécurisation des revenus des pêcheurs artisanaux et le développement de l’aquaculture comme relais de croissance et de souveraineté alimentaire.
Calendrier et échéances
À la date du 5 mars 2026, le calendrier impose un travail préparatoire rapide afin d’éviter un vide stratégique à partir du 1er janvier 2028. Les autorités devront définir d’ici la fin de 2026 un calendrier de consultations, une évaluation intermédiaire de la feuille de route en cours et un processus d’élaboration participatif pour la stratégie post-2027. Ce calendrier doit intégrer des phases de diagnostic scientifique, de concertation locale, d’évaluation budgétaire et d’adoption réglementaire.
Bilan des réalisations à fin 2025
Les mesures mises en œuvre depuis l’adoption de la feuille de route actuelle ont permis des progrès en matière d’équipements, de formation et de surveillance. Quelques ports ont été modernisés et des programmes de formation pour la pêche artisanale ont été lancés. Cependant, les résultats sont inégaux selon les régions et les indicateurs de biomasse montrent des tensions sur certaines espèces. L’intégration des circuits de commercialisation et la traçabilité restent insuffisantes pour maximiser la valeur ajoutée nationale.
Enjeux prioritaires pour la période post-2027
La prochaine stratégie devra prioriser la durabilité des stocks en s’appuyant sur des données scientifiques rénovées et des plans de gestion par espèce. La résilience face au changement climatique et la protection des écosystèmes marins sont essentielles. L’amélioration des conditions socioéconomiques des pêcheurs artisanaux doit être un objectif central, avec des mesures pour sécuriser l’accès aux zones de pêche, renforcer les structures de commercialisation et faciliter l’accès au crédit. Le développement de l’aquaculture durable, en particulier pour les espèces à fort potentiel local, apparaît comme une voie complémentaire pour réduire la pression sur les ressources sauvages et renforcer la sécurité alimentaire.
Options de gouvernance et financement
La gouvernance devra être plus horizontale et plus territorialisée, en associant collectivités locales, organisations professionnelles, chercheurs et ONG. Plusieurs options de financement sont envisageables : mobilisation des budgets publics, levée de fonds au titre du climat et de la biodiversité, partenariats publics-privés pour les infrastructures et mécanismes d’assurance pour les pêches artisanales. Des instruments économiques incitatifs pour la transformation locale des produits et l’exportation peuvent améliorer la rentabilité des filières.
Feuille de route possible jusqu’en 2035
Construire une feuille de route post-2027 suppose de fixer des objectifs clairs à horizon 2035. Ceux-ci pourraient inclure le rétablissement de stocks sur les zones identifiées comme surexploitées, l’augmentation mesurable de la valeur ajoutée nationale par la transformation, et l’extension contrôlée de l’aquaculture durable. Le plan devrait définir des jalons quinquennaux, des indicateurs de suivi et un dispositif d’évaluation indépendante pour garantir la transparence et l’adaptabilité des mesures.
La réussite de la transition dépendra de la qualité du dialogue entre l’État et les acteurs de terrain, de l’investissement dans la recherche et la surveillance des écosystèmes marins, et de la capacité à mobiliser des financements stables. Les décisions prises au cours des dix-huit prochains mois seront déterminantes pour éviter un retard stratégique après le 31 décembre 2027 et pour bâtir un secteur de la pêche plus résilient, durable et générateur d’emplois.