Fin définitive du programme PARAAE pour l’accès inclusif à l’emploi
Le PARAAE définitivement clos fin 2025 : bilan, financement et perspectives pour l’emploi au Maroc
PARAAE, lancé en 2017 pour améliorer l’accès à l’emploi et développer les compétences, a été définitivement clôturé fin 2025 après une prolongation décidée en 2023. Bilan et suites possibles.
Le Programme axé sur les résultats pour l’amélioration de l’accès à l’emploi (PARAAE), lancé en 2017 pour soutenir l’insertion professionnelle et le renforcement des compétences des populations vulnérables, a pris fin définitivement à la clôture de l’exercice 2025, après une prolongation de deux ans décidée en 2023 pour parachever certains volets opérationnels. (afdb.org)
Clôture définitive et calendrier de sortie
La décision de clore PARAAE à la fin de 2025 a suivi un calendrier de liquidation des engagements et de transmission des actifs immatériels aux autorités nationales et aux partenaires locaux. Les opérations ont été recentrées au cours de la période 2024–2025 pour garantir l’achèvement des indicateurs liés à l’emploi et à la formation, conformément aux modalités du financement axé sur les résultats. Les dernières livrables administratives et financières ont été programmées de façon à sécuriser les paiements conditionnels restant dus aux prestataires et structures partenaires. (afdb.org)
Objectifs atteints et résultats mesurables
Sur le plan opérationnel, PARAAE avait pour objectif d’élargir l’accès à l’emploi, d’améliorer la qualité des dispositifs de formation et d’accompagner la création d’opportunités pour les jeunes et les femmes. Les évaluations intermédiaires et finales ont mesuré des progrès sur plusieurs indicateurs-clés, tout en soulignant des écarts entre régions et segments de population. Les mécanismes de financement axé sur les résultats ont permis de lier une partie des décaissements à l’obtention d’indicateurs précis, une modalité qui a influencé la conduite et l’évaluation du programme. (idev.afdb.org)
Financement, bailleurs et partenariat public-privé
Le PARAAE a mobilisé des financements internationaux et s’inscrivait dans une logique de cofinancement impliquant des institutions de développement. La Banque africaine de développement et d’autres partenaires ont joué un rôle central dans la conception et le suivi des volets techniques et financiers, en particulier autour des instruments de financement axés sur les résultats dont le cadre exige des rapports d’exécution précis et des vérifications indépendantes. Les accords de partenariat prévoyaient aussi des transferts de compétences vers les administrations nationales pour assurer la pérennité des acquis. (afdb.org)
Impacts sur les bénéficiaires et les territoires
Les interventions de PARAAE ont ciblé des populations urbaines et rurales, avec un accent sur l’intégration des femmes et des jeunes sur le marché du travail. Sur le terrain, certains dispositifs de formation et d’accompagnement ont permis à des bénéficiaires d’accéder à des emplois durables ou à des parcours d’auto-emploi. Toutefois, l’impact a été hétérogène : des zones ont enregistré des améliorations significatives tandis que d’autres restent en deçà des objectifs fixés, pointant le besoin d’un suivi local renforcé et d’une meilleure articulation avec les initiatives nationales d’emploi. (afdb.org)
Leçons apprises pour les prochaines politiques publiques
La clôture de PARAAE laisse un ensemble d’enseignements opérationnels et stratégiques pour les décideurs. L’expérience montre l’intérêt des approches basées sur les résultats pour améliorer la responsabilisation des acteurs et la traçabilité des financements, mais aussi la nécessité d’un calibrage plus fin des indicateurs pour tenir compte des spécificités locales. L’intégration plus systématique du secteur privé, la consolidation des parcours de formation alternée et le renforcement des capacités institutionnelles figurent parmi les recommandations relayées par les évaluations programmatiques. (idev.afdb.org)
La fin du PARAAE ouvre une phase de capitalisation et de transfert : consolider les bonnes pratiques, sécuriser la continuité des services d’accompagnement et adapter les mécanismes de financement aux nouvelles priorités nationales seront des priorités pour transformer les acquis en résultats durables sur le marché du travail.