“J’ai dû mourir en prison”, un Maroc de Montréal raconte sa chute et sa renaissance
Aidé par le journaliste Vincent Larouche, le marocain Ziad Arodi, condamné à la perpétuité de l’emprisonnement pour le double meurtre du district de Saint-Michel, survenu le 17 décembre 1995, puis réhabilité aujourd’hui, publié et réévalué “moi, Ziad, soldat de Street Gangs”, A Story of Remption, un livre pour faire des jeunes.
Ziad Arradi est né le 28 avril 1974 au Maroc. À l’âge de 2 ans, ses parents ont immigré à Montréal. Little Ziad grandit sur l’ensemble du Mont-Royal, loin des gangs de rue de Saint-Michel et de Montréal. À 19 ans, sa vie prend un mauvais tournant. Il est impliqué dans une fusillade dans le district de Saint-Michel. Le péage rapporte trois morts: Henri-Daniel Paul, 20 ans, et Wildrine Julien, 15 ans, cinq mois enceinte et son bébé. Développé coupable de ce double meurtre, le 15 mars 1998, il a été condamné à une peine d’emprisonnement de perpétuité, sans possibilité de libération avant 25 ans.
Avec l’aide du journaliste Vincent Larouche, il a écrit “Moi, Ziad, Street Gang Soldier” en 2010. À 48 ans, il a obtenu une semi-liberté en 2022, après avoir passé 27 ans derrière les barreaux et séjourné plusieurs fois dans le centre de jeunes. À 51 ans, il est aujourd’hui un homme gratuit, mais a regardé. Il réédite “Moi, Ziad, Street Gang Soldier” de La Presse Editions, toujours avec l’aide du même journaliste. Une nouvelle édition qui est justifiée par la nécessité d’écrire le dernier chapitre; celui de la réhabilitation. Une autre justification: les enseignants et les parties prenantes des centres de jeunes ont réclamé de nouvelles copies.
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Le 50 ans -old raconte non seulement son histoire à travers le travail, mais il essaie également de sensibiliser les jeunes afin qu’ils n’empruntent pas le chemin du gangstérisme. “Je n’étais pas prédestiné pour ce genre de vie, je ne viens pas d’un environnement défavorisé. Je veux dire les jeunes que personne n’est à l’abri”, a-t-il déclaré dans une interview avec La presse. Ziad exprime les regrets. “J’ai pensé au suicide”, confie-t-il dans une interview. J’ai eu toutes les opportunités de réussir et j’avais gâté ma vie. Je n’avais pas comment organiser cela. J’avais fait une erreur, je ne pouvais pas l’organiser, il n’y avait aucune issue … “
L’ex-discours essaie de reconstruire sa vie, évite avant tout de retomber dans ce qu’il a toujours su. «J’ai fait un X à ce sujet. Retour en prison n’est plus une option. Je pensais que j’avais fini mes journées là-bas. Je suis sorti et je ne veux pas gâcher cette opportunité que la vie m’a donné».