La CAF déclare le Sénégal forfait et proclame le Maroc champion de l’AFCON
La CAF retire le titre du Sénégal et attribue la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc après forfait
La CAF retire officiellement le titre au Sénégal et enregistre un 3-0 en faveur du Maroc après le forfait lié aux incidents lors de la finale du 18 janvier 2026 à Rabat.
La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé le 17 mars 2026 que sa commission d’appel a déclaré forfait le Sénégal pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée le 18 janvier à Rabat, modifiant officiellement le score en un 3-0 en faveur du Maroc et attribuant le titre au pays hôte. La décision intervient après les événements tumultueux qui avaient marqué la rencontre et un premier cycle disciplinaire tenu en janvier. Cette mesure remet en question le classement officiel du tournoi et ouvre la porte à des recours juridiques internationaux.
La CAF annule le titre du Sénégal
La décision de la commission d’appel de la CAF entraîne la déchéance du titre acquis par le Sénégal sur le terrain en prolongation. Le résultat initial, une victoire sénégalaise 1-0 obtenue après un but de Pape Gueye, est désormais remplacé par un forfait enregistré 3-0 en faveur du Maroc. La mesure administrative modifie les archives compétitives de la CAN 2025/2026 et confère au Maroc le statut de champion continental pour cette édition.
Le match du 18 janvier à Rabat perturbé
La finale du 18 janvier 2026 avait été interrompue après qu’un penalty accordé au Maroc en toute fin de temps réglementaire a provoqué la colère des joueurs sénégalais. Emmenés par l’entraîneur Pape Thiaw, les joueurs du Sénégal avaient quitté la pelouse en signe de protestation, entraînant un arrêt d’environ quinze minutes. Après la reprise, le penalty marocain a été arrêté, puis la rencontre s’est poursuivie en prolongation, au cours de laquelle Pape Gueye a marqué le but décisif.
Comportements et incidents sur le terrain
La finale avait déjà été marquée par une série d’incidents : tentatives d’intrusion de supporters sur la pelouse, altercations entre joueurs en bordure du terrain et heurts dans les zones réservées aux médias. Une séquence particulière a été signalée où des ramasseurs de balle marocains ont tenté d’intervenir physiquement sur une serviette utilisée par le gardien sénégalais Édouard Mendy, action perçue comme visant à déstabiliser la défense adverse. Ces éléments ont pesé dans l’analyse disciplinaire de la CAF et ont contribué à la gravité des sanctions infligées.
Sanctions disciplinaires et amendes prononcées
Au terme d’une première audience disciplinaire en janvier, la CAF avait déjà infligé des amendes dépassant le million de dollars et prononcé des interdictions visant des joueurs et des officiels des deux sélections. Ces sanctions visaient à sanctionner les comportements violents et les manquements à l’éthique sportive observés lors de la finale. Malgré ces mesures pécuniaires et disciplinaires, le résultat sportif n’avait pas été modifié à ce stade, décision que la commission d’appel vient aujourd’hui corriger en enregistrant le forfait sénégalais.
Voies de recours possibles et calendrier juridique
La décision de la commission d’appel ouvre la possibilité d’un nouvel appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS/CAS). Un recours devant cette instance pourrait contester tant la qualification du Sénégal pour être déclaré forfait que la portée des sanctions disciplinaires complémentaires. Les procédures devant le TAS impliquent des délais et des règles de procédure strictes ; la nature et la durée exacte d’un éventuel recours dépendront des moyens juridiques présentés par les parties et des calendriers respectifs des instances concernées.
Conséquences sportives et institutionnelles
Sur le plan sportif, l’enregistrement officiel d’un 3-0 en faveur du Maroc change les statistiques individuelles et collectives de la compétition, ainsi que l’histoire officielle du palmarès. Au plan institutionnel, l’affaire soulève des questions sur la gestion des incidents lors de matchs à haute tension, la sécurité des stades et la responsabilité des officiels et des ramasseurs de balle. Elle met également en lumière la manière dont les organismes disciplinaires traitent les comportements collectifs d’équipes et les interruptions de matches pour protestation.
La décision prise le 17 mars 2026 par la CAF marque un tournant dans le dossier de la finale de Rabat. Si un recours devant le Tribunal arbitral du sport est effectivement déposé, la controverse pourrait se prolonger plusieurs mois et conduire à de nouveaux examens de la procédure disciplinaire et des responsabilités individuelles. En attendant l’éventuelle saisie du TAS, le Maroc figure désormais comme champion officiellement inscrit pour cette édition, tandis que le Sénégal voit son titre sportif retiré au registre officiel de la compétition.