La décision radicale du Maroc pour sauver l’image du tournoi
L’organisation de la CAN féminine, initialement prévue du 17 mars au 3 avril 2026, est remise en cause. Selon des sources proches du dossier, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) va demander formellement un report à la Confédération africaine de football (CAF), arguant d’un encombrement ingérable du calendrier sportif.
Lire aussi : CAN féminine : fin du psychodrame, le Maroc conserve son tournoi
Le président de la fédération, Fouzi Lekjaa, doit présenter cette demande au Comité Exécutif de l’instance continentale. Rabat estime que le maintien des dates actuelles, en fin de saison, pénaliserait la préparation des sélections et la qualité du spectacle, alors que les clubs marocains sont encore engagés sur plusieurs fronts africains et que le championnat national doit se terminer à la mi-mai pour se conformer aux directives de la FIFA.
Lire aussi : Le Maroc a-t-il renoncé à la CAN féminine 2026 ?
Pour le Maroc, cette approche n’est pas un problème de capacité organisationnelle, mais un choix stratégique visant à protéger l’image du tournoi. L’objectif est de trouver une nouvelle fenêtre, moins fréquentée, pour garantir une fréquentation satisfaisante et proposer une édition « à la hauteur » du football féminin africain, sans que l’événement ne soit éclipsé par l’accumulation des matches.
Si la CAF accède à cette demande de dernière minute, elle devra identifier un créneau alternatif complexe, capable de concilier les impératifs de la FIFA et les calendriers des clubs, pour cette compétition qui se déroulera entièrement sur le sol marocain.