La France sous réserve du visa pour entrer dans le Maroc?
Un conseiller parlementaire vient d’arrêter Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, sur le manque de réciprocité dans la politique de visa avec plusieurs pays européens, dont la France.
Le conseiller parlementaire Khaled Setti de l’Union nationale du travail au sein de la Chambre des conseillers continue de réclamer l’imposition du visa des ressortissants des pays européens dans le cadre d’une politique de “réciprocité”. “De nombreux pays européens imposent des visas antérieurs aux citoyens marocains et tirent un revenu financier important, tandis que la législation marocaine permet à leurs ressortissants d’entrer sur le territoire national sans visa”, a-t-il noté dans une question écrite adressée au chef de la diplomatie marocaine.
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Selon l’élu, cette situation constitue non seulement une violation du principe de réciprocité, mais elle entraîne également une perte de revenus considérable pour le Royaume. Elle prive le trésor public marocain de revenus substantiels et affaiblit la position diplomatique du royaume devant ses partenaires, croit-il. “Le Maroc doit considérer une politique claire et ferme en matière de réciprocité”, insiste-t-il. Setti appelle ensuite le ministère de Nasser Bourita pour spécifier les mesures envisagées pour restaurer un équilibre dans les conditions d’accès au territoire.
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Ce n’est pas la première fois que Setti aborde la question. En mars dernier, le conseiller parlementaire Loubna Alaoui du même parti politique et lui avait envoyé une question à Bourita, l’appelant à imposer un visa aux ressortissants des pays européens dans le cadre d’une politique de “réciprocité”.