
La justice marocaine frappe dur
L’un des faits les plus frappants est la libération du Maroc de la “liste des gris” du Financial Action Group (GAFI) en février 2023. Cette décision, comme le souligne le rapport, “représente le couronnement des efforts nationaux mobilisés”. Il constitue une reconnaissance internationale de la conformité du pays avec les normes en vigueur.
Cette amélioration est traduite concrètement en une augmentation significative du nombre de cas traités. Entre 2018 et 2023, ce chiffre est passé de 59 à 821. Une progression constante qui, selon le rapport, démontre que les services de la police et de la police judiciaire “assument désormais le rôle qui leur est attribué”.
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Dans le même temps, le nombre de jugements portés a également connu une forte augmentation. Alors que seulement 8 décisions avaient été prononcées entre 2008 et 2017, il y en avait 134 pour l’année 2023 seulement.
L’efficacité de la justice est également mesurée au taux de condamnation, qui est de 81%. Les peines prononcées varient: 37% se situent entre un et deux ans d’emprisonnement, 35% sont inférieurs à un an, tandis que 19% des cas conduisent à un acquittement.
Pour le procureur marocain, cette lutte est une priorité absolue, en raison des conséquences «désastreuses» du blanchiment d’argent aux niveaux social et économique. L’objectif est le double: continuer les auteurs et protéger l’économie nationale.
La coopération interinstitutionnelle est un élément clé de cette stratégie. Un partenariat avec Bank Al-Maghrib, la banque centrale, a permis de traiter 341 demandes d’information en 2023 grâce à un système informatique dédié.