L’Algérie met le turbo pour équiper son armée
En raison des tensions avec le Maroc et les pays du Sahel comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, l’Algérie maintient pour la loi de finances 2026 un budget de défense encore élevé, près de 20%, soit environ 25 milliards de dollars, sur un budget national général estimé à près de 135 milliards.
L’Algérie accélère le rythme. Le budget de la défense passe d’environ 22 milliards de dollars en 2023 à 25 milliards de dollars en 2026, soit le budget militaire le plus élevé de l’histoire du pays. Selon les experts, les frontières de l’Algérie avec les pays au sud du Sahara constituent depuis au moins dix ans une menace importante pour sa sécurité, pour plusieurs raisons : l’instabilité de certains de ces pays, la prolifération de groupes extrémistes, le commerce des armes et de la drogue, ainsi que l’activité notable des réseaux de migration clandestine.
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Ce budget en forte hausse s’explique également par la tension avec le Mali, conséquence de l’abattage d’un drone malien près de la ville frontalière de Tinzaouatine, dans le sud du pays d’Algérie par les forces armées de ce pays, ainsi que par le danger que représente l’instabilité en Libye, pays dont la situation sécuritaire est chaotique depuis 2011. La rupture des relations entre le Maroc et l’Algérie depuis 2021, le rapprochement militaire entre le royaume et Israël justifie également l’augmentation du budget militaire de l’armée algérienne. La question du Sahara reste l’un des points de friction entre Alger et Rabat.