Lamine Yamal évoque les sacrifices de sa grand-mère du Maroc
Son ambition est illimitée: “Je ne rêve pas d’avoir une balle dorée, je rêve d’en avoir beaucoup”. Une conviction qu’il nuances immédiatement, rappelant que la priorité reste à “gagner avec mon équipe”. Cette quête d’excellence a un prix, celle de la fin de l’anonymat. “Avant, je pouvais prendre un verre avec mes amis, mais maintenant rien”, dit-il.
À lire: Lamine Yamal “n’est pas marocaine”
L’histoire de sa famille est celle d’un long combat, initié par sa grand-mère. Il raconte son voyage, “grimper clandestinement dans un bus du Maroc”, puis son sacrifice, travaillant “pour que mon père puisse venir”. C’est sur cet héritage de sacrifices que sa relation fusionnelle avec sa mère, Sheila, décrite comme sa “reine”, a été construite, à qui il a offert une maison.
Son plus grand bonheur, dit-il, est de voir ses proches en toute sécurité, loin des difficultés de ses débuts, marqués par l’humilité et le logement précaire. “Je vois que mon père est calme à la maison, que ma grand-mère est calme à la maison … c’est tout ce qu’un enfant peut demander.”
L’interview a également soulevé le voile sur des moments douloureux, en particulier l’assaut avec le couteau de son père en août 2024. Il raconte la panique et l’impuissance a senti: “J’étais un enfant (…). Ils m’ont ramené à la maison et m’ont enfermé. Ils ne m’ont pas laissé sortir.”
À lire: Lamine Yamal: Sa grand-mère évoque son “identité arabe”
Malgré un début de carrière éblouissant et les épreuves se sont croisées, le jeune homme garde les pieds sur le sol. Indifférent aux controverses sur sa vie privée, il n’oublie pas d’où il vient. “Je peux avoir le plus grand manoir du monde, mais je serai toujours dans la salle de jeux”, conclut-il, se référant à la console qui représentait tout pour lui comme un enfant.