l’ancien chef de la discipline de la CAF critique les sanctions de la CAN
L’ancien patron de la discipline continentale n’a pas caché sa déception face au verdict rendu par ses successeurs. Selon Raymond Hack, l’amende de 300 000 dollars et la suspension de cinq matches infligées à l’entraîneur sénégalais sont « incorrectes » et disproportionnées aux faits. Il souligne particulièrement le manque de caractère dissuasif de ces sanctions financières, rappelant que les prix du concours s’élèvent à plusieurs millions de dollars pour les finalistes.
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Pour l’expert, la responsabilité première de ce chaos incombe au sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw. En ordonnant à ses joueurs de quitter le terrain, ces derniers ont, selon lui, provoqué l’escalade des violences et des heurts entre les deux sélections. Raymond Hack estime que la position d’influence d’un entraîneur requiert une exemplarité absolue et qu’une suspension de six mois de toute activité footballistique aurait été le seul signal fort capable de restaurer la crédibilité de l’instance.
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L’avocat a également déploré le manque de fermeté quant aux pressions exercées sur l’arbitrage. Il insiste sur le caractère définitif des décisions officielles, critiquant le comportement des joueurs qui ont entouré l’arbitre lors de l’interrogatoire de la VAR. Hack qualifie d'”insignifiantes” les suspensions de deux matches, les comparant à des cartons rouges ordinaires, qui, selon lui, ne parviennent pas à punir les graves dommages causés à l’image du jeu par les deux parties.
En conclusion, l’ancien dirigeant appelle la CAF à faire preuve d’une plus grande rigueur méthodologique pour préserver les valeurs du sport. Sans prendre parti pour le Maroc ou le Sénégal, il estime que la commission a raté une occasion de réaffirmer son autorité. Ce manque de fermeté pourrait, selon lui, créer un dangereux précédent pour les futures compétitions internationales où l’éthique et le fair-play devraient rester la priorité.