L’armée algérienne accusée d’avoir attaqué les territoires marocains
Des photos satellites diffusées récemment montrent l’apparition de balises au sol dans la zone frontalière d’Ich, dans la province marocaine de Figuig. Selon des sources spécialisées, ces bornes auraient été installées par l’armée algérienne à l’intérieur du territoire marocain, ravivant les craintes des populations, cinq ans après l’expulsion des agriculteurs de la zone d’Arja.
L’inquiétude monte à nouveau dans l’Est du Maroc. Des images d’observations satellitaires, relayées par des comptes spécialisés, et citées par Barlamanerapportent des mouvements unilatéraux présumés à la frontière avec l’Algérie. Les photos, centrées sur la localité d’Ich (coordonnées 32°30′ N et 1°00′ W), révèlent une série de points blancs disposés dans la palmeraie, interprétés comme des indicateurs provisoires de limite territoriale posés par des éléments de l’armée algérienne.
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Si l’analyse visuelle confirme la présence de ces repères clairs contrastant avec le sol nu en bordure de la zone fertile de Wadi Zouzfana, aucun déploiement d’engins lourds ni mouvement de troupes n’est visible sur les images fixes. Toutefois, cette prétendue activité se produit sans réaction officielle de Rabat. Du moins pour l’instant.
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Cette évolution ravive le traumatisme de mars 2021, lorsque les agriculteurs de Figuig s’étaient vu interdire l’accès à la zone d’Arja par les autorités algériennes. Cette décision a entraîné la perte de quelque 1.450 hectares de terres agricoles et l’abandon d’environ 33.000 palmiers dattiers, une perte estimée à plus de dix millions de dirhams par les populations locales.
Alger justifie régulièrement le renforcement de ses contrôles aux frontières par la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé. Un argument rejeté par les associations locales de Figuig, qui dénoncent « la dépossession collective » et les pressions politiques sur les populations civiles dont la seule ressource est l’agriculture.