L’armée marocaine est prête à une action décisive
Le Maroc peut et a les moyens d’effectuer une telle action, dans le contexte géopolitique actuel? À cette question, l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cité par Média24Réponses: “Tous les plans opérationnels pour cette intervention existent”. Mais le dernier mot revient au roi Mohammed VI, chef suprême des armées et chef d’état-major des forces armées royales (FAR), a-t-il dit, soulignant qu’une telle opération viserait à “étendre le système de défense marocain aux frontières internationales avec la Mauritanie et l’Algérie.” “
Lire: Mauritanie-Maroc: une alliance qui inquiète Alger
L’ouverture à venir d’un nouveau passage frontalier entre le Maroc (Amgala) et la Mauritanie (Bir Moghreïn), a fait campagne en faveur de la sécurisation de cette zone. “L’ouverture d’une telle position nécessiterait nécessairement une opération de balayage et de sécurisation”, confirme l’expert militaire qui explique que l’objectif n’est pas de récupérer toute la zone tampon, mais de créer un “couloir sécurisé, potentiellement de 10 à 15 kilomètres de large”. En d’autres termes, il sera d’abord une question de «confiner les milices du Polisario dans des périmètres plus limités» afin de limiter les incursions, et dans une deuxième fois pour amener la Mauritanie à assumer la responsabilité, d’autant plus que «toute attaque de son territoire serait perçue comme une admission de son incapacité à assurer ses propres frontières». »»
À lire: Une intrigue de l’Algérie contre le Maroc a été révélée en plein jour
De plus, l’armée marocaine semble prête à mener une telle action. “Si une décision politique était prise, le FAR est prête sur le plan technique et opérationnel à effectuer une action décisive pour assurer tout ou partie de la zone tampon et redéfinir de façon permanente la situation sur le terrain”, a déclaré Harifi. Pour réussir dans cette opération dans la zone tampon, l’armée marocaine prévoit d’acquérir des véhicules blindés anti-mines (MRAP), conçus pour résister à ces types de menaces. Mais, rappelle l’expert militaire, “la législation de pays comme le Canada, la Suède ou la Norvège interdit la vente d’équipements mortels à des pays impliqués dans des conflits internationaux”. Et pour conclure: l’armée marocaine est une “armée opérationnelle, déjà déployée dans un théâtre d’opérations. Le statut actuel n’est pas une situation de paix, mais un cesseur de cesseur. La guerre est aurent”.