le chef du Polisario confronté à la consécration du plan marocain d’autonomie
Le 26 février 2026, lors d’un discours commémoratif, le chef du front séparatiste a évoqué l’accélération des négociations internationales. Ghali a reconnu l’implication directe de Washington et de l’ONU dans la recherche d’un règlement final. Bien qu’il réitère ses positions traditionnelles sur l’indépendance, il se trouve confronté à un cadre diplomatique profondément modifié par la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui ratifie la proposition d’autonomie présentée par Rabat depuis 2007.
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Sur le plan opérationnel, l’ONU a confirmé la tenue de nouvelles séances de travail à Washington. L’envoyé spécial Staffan de Mistura travaille en étroite collaboration avec l’ambassadeur américain Michael Waltz pour diriger ces échanges. Cette phase fait suite aux réunions de haut niveau organisées à Madrid les 8 et 9 février, où les ministres des Affaires étrangères du Maroc, de l’Algérie et de la Mauritanie ont été réunis pour discuter de l’initiative marocaine sous une coprésidence américano-ONU.
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Afin de préserver les chances de succès de cette médiation, les Nations Unies ont imposé un silence médiatique temporaire sur les détails des discussions. Ce cycle de négociations, caractérisé par une discrétion absolue, marque un tournant historique puisque la communauté internationale privilégie désormais une solution politique réaliste. Brahim Ghali a profité de son intervention pour saluer l’Algérie, son principal allié, tout en évoquant pour la première fois son aspiration à une paix définitive avec le Royaume.