Le Maroc accélère sur le ferroviaire
L’ambition prioritaire repose sur l’extension de la ligne à grande vitesse vers le sud, explique Nouvelles financières hebdomadaires. En reliant Casablanca à Marrakech, les autorités entendent lever la barrière de saturation qui paralyse actuellement le réseau conventionnel sur cet axe majeur. Ce projet colossal, qui mobilise l’ensemble du secteur national du BTP, préfigure une épine dorsale ferroviaire capable de descendre à terme jusqu’à Agadir pour unifier les pôles économiques du nord et du sud.
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Parallèlement à ces liaisons interurbaines, le Maroc mise sur le déploiement des Réseaux Express Régionaux (RER) pour transformer le quotidien des grandes métropoles. A Casablanca comme dans l’axe Rabat-Salé-Mohammédia, le train local devient le pivot d’un nouveau système de transport. L’idée centrale est de créer de véritables nœuds d’échanges où le rail côtoie harmonieusement le tramway et les bus à haut niveau de service.
Cette modernisation repose sur une mise à niveau technique rigoureuse, incluant l’électrification des voies et l’adoption des normes européennes de signalisation. Ces dispositifs permettent d’augmenter la fréquence des trains tout en garantissant une sécurité optimale, offrant ainsi une alternative concrète et écologique à l’usage de la voiture individuelle dans des centres urbains connaissant une explosion démographique.
Une stratégie financière et temporelle maîtrisée
Pour accompagner ces investissements estimés en dizaines de milliards de dirhams, le Royaume a opté pour un modèle de financement hybride. Cette ingénierie financière combine ressources budgétaires publiques, soutien des institutions multilatérales et instruments verts dédiés à la transition énergétique. Cette approche prudente permet de séquencer les travaux par phases afin de maintenir la continuité du service ferroviaire tout au long de la période de construction.
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A l’approche des grands événements mondiaux de 2030, ce réseau ferroviaire apparaît comme un levier déterminant pour l’attractivité du pays. En rapprochant les centres de production des zones touristiques, le Maroc construit non seulement des chemins de fer, mais consolide son intégration économique tout en répondant aux impératifs de durabilité et d’efficacité qui définissent la mobilité de demain.