Le Maroc arrache la reconnaissance du Caftan, camouflet historique pour l’Algérie
New Delhi a servi de cadre à cette consécration attendue. Ce 10 décembre 2025, le comité intergouvernemental a validé l’inscription du caftan marocain sur sa liste représentative. Cette décision scelle la reconnaissance internationale d’un patrimoine vieux de douze siècles, mettant un terme juridique aux campagnes de désinformation et d’appropriation culturelle menées sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques.
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L’issue de cette affaire marque un échec diplomatique retentissant pour Alger. La délégation algérienne a tenté jusqu’au bout de bloquer le processus en déposant un seul amendement, une exception parmi les 32 candidatures examinées ce jour-là. La manœuvre, menée par l’ambassadeur Abdennour Khelifi, visait à modifier l’ordre du jour dès l’ouverture de la séance le 8 décembre. L’objectif était d’insérer le mot « caftan » dans le titre d’un élément du costume est-algérien enregistré en 2024, afin de revendiquer l’antériorité du nom.
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Cette stratégie d’obstruction s’est effondrée face au consensus entre les États membres. L’Algérie, bien que siégeant au comité, n’a pas pu imposer son veto ni rallier des soutiens au sein du groupe arabe, présidé par le Maroc. Ce revers s’ajoute à une série de défaites de la diplomatie voisine, qui n’avait déjà pas réussi à empêcher l’élection du Royaume au Conseil exécutif de l’UNESCO en novembre dernier.
L’inscription assure désormais le statut du caftan comme pilier de l’identité marocaine. Pour les artisans et créateurs, cette protection officielle offre un levier économique majeur et garantit que ce savoir-faire transmis de génération en génération reste à l’abri des tentatives de pillage du patrimoine.