Le Maroc craint la perte de 10 000 emplois
Avant son entrée en vigueur, cette loi française a déjà un impact négatif sur le secteur des centres d’appels (près de 800) au Maroc, qui emploie environ 100 000 personnes. Le marché français représente 80% de l’activité de ces centres d’appels. Ces emplois sont désormais menacés. “Il y avait des chiffres qui circulaient, qui parlaient de 10%, 15%. Donc en gros, c’est environ 10 000 emplois qui pourraient disparaître, qui sont menacés”, précise Youssef El Aoufir, PDG d’Intelsia.
Lire : Démarchage interdit en France : le Maroc craint une vague de licenciements
Certains centres d’appels ont déjà arrêté leurs opérations, parfois sans avertissement. Début mai, un centre d’appels a soudainement fermé ses portes. Son manager, un Français, “ne donne plus de nouvelles et les salariés restent à la porte”, raconte franceinfo. « Nous avons été trompés, finalement, par des gens avec qui nous travaillions depuis 15 ans, en qui nous avions confiance », déplore Cheikh Diao, ancien employé du centre d’appels. Au total, 60 personnes se sont retrouvées au chômage du jour au lendemain.
Lire : Le Maroc craint les conséquences du décret français sur le démarchage téléphonique
Les syndicats marocains craignent la multiplicité de cas similaires dans les mois à venir. La future loi française sur le démarchage téléphonique met ainsi à mal un secteur « déjà fragilisé par l’explosion de l’intelligence artificielle et les difficultés économiques. »