Le Maroc durcit (fortement) les règles pour les deux-roues
L’approche purement préventive cède la place à une régulation par la donnée et des sanctions ciblées. Le gouvernement marque la fin de l’ère papier : les procès-verbaux, les échanges administratifs et le paiement des amendes basculeront vers un système numérique intégré. Cette digitalisation vise à fiabiliser les statistiques, croiser les fichiers en temps réel et généraliser le paiement électronique pour plus de transparence, tout en bloquant les démarches administratives (vente de véhicule, vignette) pour les contrevenants en retard de paiement.
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Au cœur de cette stratégie, les deux-roues motorisés font l’objet d’un tour de vis sans précédent. Identifiés comme le point noir de la sécurité routière avec plus de 552 000 infractions recensées en 2024, ils seront désormais soumis au contrôle technique périodique obligatoire. Les autorités annoncent également une tolérance zéro et des sanctions accrues contre les modifications techniques illégales des véhicules, une pratique répandue qui aggrave la dangerosité d’une flotte en expansion sous l’effet du boom des livraisons.
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Au-delà de la répression, l’État s’attaque aux infrastructures et aux secours. Un programme de traitement des points noirs a été lancé, incluant désormais les voiries urbaines, à l’image des 215 millions de dirhams investis à Marrakech-Safi. Le plan « Bus sécurisé » vise à rajeunir le parc des transports en commun à moins de dix ans d’ici 2026.
Enfin, la réponse sanitaire est renforcée pour optimiser la prise en charge des victimes pendant l’heure critique qui suit l’accident. Cela passe par la formation de 2 800 professionnels de santé et la modernisation du numéro d’urgence 141. Conscient que la seule sensibilisation a montré ses limites (impact estimé à 8%), l’exécutif mise sur une gouvernance transversale mobilisant une quinzaine d’institutions pour endiguer l’hécatombe routière.