Le Maroc endosse la Déclaration sur le financement du nucléaire civil à Paris
Le Maroc confirme son engagement financier pour le nucléaire civil lors du Sommet de Paris
Le 10 mars 2026 à Paris, le Maroc a signé la Déclaration sur le financement du nucléaire civil, rejoignant 26 autres pays pour mobiliser des investissements et structurer l’accès aux capitaux nécessaires. (laquotidienne.ma)
Le Sommet international s’est tenu à La Seine Musicale
La deuxième édition du Sommet international sur l’énergie nucléaire s’est déroulée à Paris, à La Seine Musicale, à l’initiative de la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’événement, organisé le 10 mars 2026, a rassemblé une soixantaine de délégations gouvernementales et d’acteurs industriels pour débattre des conditions techniques, financières et réglementaires nécessaires à une relance maîtrisée du nucléaire civil. (lemonde.fr)
Une déclaration pour diversifier et sécuriser les financements
Les travaux du sommet ont abouti à l’adoption d’une Déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire, endossée par 27 États déterminés à créer des instruments financiers adaptés aux projets nucléaires, au-delà des schémas classiques de financement public. Les signataires plaident pour des solutions mixtes combinant capitaux publics, prêts multilatéraux et investissements privés, afin de réduire le risque perçu par les investisseurs et faciliter le montage de projets, y compris pour les technologies nouvelles comme les petits réacteurs modulaires (SMR). (fr.le360.ma)
Objectif global : tripler la capacité nucléaire d’ici 2050
Le sommet a réaffirmé des objectifs internationaux visant à augmenter fortement les capacités nucléaires pour soutenir la décarbonation des systèmes électriques. Plusieurs intervenants ont rappelé que l’ambition de tripler la capacité nucléaire installée d’ici 2050 nécessite non seulement des choix politiques mais aussi des mécanismes de financement pérennes et prévisibles. La déclaration adoptée vise à lever les verrous financiers qui freinent aujourd’hui le lancement de nouveaux chantiers et le développement des réacteurs innovants. (world-nuclear.org)
Ce que la signature signifie pour le Maroc
En signant la déclaration, Rabat confirme sa volonté d’être un acteur crédible et engagé dans le débat énergétique international. Le geste place le Maroc dans les circuits de décision internationaux en matière d’énergie nucléaire civile et renforce ses possibilités d’accès à des partenariats techniques et financiers. Sur le plan intérieur, cette adhésion s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier le mix énergétique, consolider la sécurité d’approvisionnement et accompagner les efforts de décarbonation du pays. (laquotidienne.ma)
Coopérations scientifiques et renforcement institutionnel
La participation marocaine s’appuie sur des acquis institutionnels et des coopérations antérieures en matière d’applications pacifiques de l’énergie nucléaire. Le Maroc a déjà signé des accords de coopération scientifique et technique et a accueilli des initiatives régionales liées à la recherche, à la formation et à l’usage médical et industriel des technologies nucléaires. La signature à Paris ouvre la voie à des échanges renforcés sur la sûreté, la radioprotection, la gestion des déchets et la formation des compétences nécessaires pour encadrer tout futur programme. (telquel.ma)
Impacts économiques, calendrier et risques à considérer
La mise en œuvre concrète d’un programme nucléaire exige des études de faisabilité approfondies, des évaluations de coûts sur le long terme et la mise en place d’un cadre réglementaire robuste. Pour le Maroc, les bénéfices attendus incluent la stabilisation des coûts énergétiques, la création d’emplois qualifiés et le développement d’un écosystème industriel local. En contrepartie, les autorités devront traiter des questions sensibles : financement à long terme, transparence des partenariats, garanties de sûreté, et acceptation sociale des projets. Le calendrier de réalisation dépendra des choix techniques (grands réacteurs ou SMR), des modalités de financement et des procédures d’évaluation réglementaire nationales et internationales.
La signature marocaine à Paris marque une étape diplomatique et politique importante : elle confirme la volonté du royaume de participer aux discussions mondiales sur le nucléaire civil et de préparer le terrain pour des collaborations techniques et financières. La prochaine phase consistera à traduire cet engagement en feuilles de route nationales, à renforcer les capacités institutionnelles et à négocier des partenariats qui permettront de concilier sécurité, soutenabilité économique et respect des normes internationales.