Le Maroc ferme ses portes aux dattes tunisiennes
Cette décision, notifiée aux exportateurs le 24 décembre, intervient en pleine saison d’exportation, période cruciale pour les producteurs tunisiens qui considèrent le marché marocain comme un débouché stratégique, notamment à l’approche du mois de Ramadan.
L’application de ces restrictions a entraîné des perturbations logistiques immédiates, avec environ 15 000 tonnes de dattes tunisiennes restant temporairement bloquées au port de Casablanca. Même si les cargaisons commandées avant l’entrée en vigueur de la mesure sont progressivement libérées, le rythme des échanges s’est considérablement ralenti.
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Le secteur tunisien plaide pour un traitement préférentiel, arguant que la célèbre variété « Deglet Nour » est très demandée par le consommateur marocain et ne concurrence pas directement les variétés cultivées localement dans le Royaume. Les professionnels tunisiens rappellent également les liens historiques et sociaux qui unissent les deux pays à travers ce commerce, soulignant que de nombreuses familles dépendent de ces flux pour leur subsistance.
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Du côté marocain, la perspective est différente. Les acteurs locaux du secteur soutiennent fortement ces mesures réglementaires, invoquant la nécessité de préserver une production nationale en plein essor et de sécuriser les emplois dans les palmeraies marocaines. Certains professionnels au Maroc émettent également des inquiétudes sanitaires ou des soupçons sur l’origine réelle de certains produits réexportés.