Le Maroc ne remplacera pas (encore) les bases de Rota et Morón
Les États-Unis maintiennent leurs bases stratégiques de Rota et Morón en Espagne, malgré le retrait des avions ravitailleurs lié au conflit avec l’Iran. Les investissements massifs réalisés sur ces sites excluent, pour l’instant, la possibilité d’une relocalisation au Maroc.
Les enclaves de Rota et Morón restent des clés de voûte des opérations américaines dans l’Atlantique, en Méditerranée et vers l’Afrique. Si le récent redéploiement d’une douzaine d’avions ravitailleurs suscite des interrogations sur l’avenir de ces sites, des sources militaires citées par Vanguardia écartent la possibilité que le Maroc s’impose comme une alternative crédible à court terme.
Sur Bladi.net : Un général américain veut déplacer des bases américaines au Maroc
La pérennité de la présence américaine en Espagne repose sur des investissements se chiffrant en centaines de millions d’euros. Plus de 300 millions sont actuellement mobilisés pour l’extension des quais, la construction de dépôts de munitions et l’amélioration des zones d’approvisionnement à Rota, rendant très improbable tout transfert logistique majeur vers le territoire marocain.
La position américaine se renforce également avec l’arrivée prévue d’un sixième destroyer dans le cadre du bouclier antimissile de l’OTAN. Actuellement, deux navires basés à Rota, l’USS Roosevelt et l’USS Bulkeley, participent déjà à l’opération Epic Fury en Méditerranée orientale pour contribuer à la défense d’Israël, illustrant ainsi l’importance opérationnelle continue de l’enclave espagnole.
Sur Bladi.net : Des bases américaines au Maroc ?
Le départ des avions KC-135 fait suite à l’application de l’accord de coopération de 1988, le gouvernement espagnol considérant les frappes contre l’Iran comme une action unilatérale sans mandat international. Même si cette décision marque une friction diplomatique ponctuelle, elle ne remet pas en cause les lourdes infrastructures et les engagements à long terme déjà déployés sur le sol espagnol.