Le Maroc ne se produit certainement pas
“Il n’y a pas de campagne pour éradiquer les chiens errants, assuré CARTE Mohamed Roudani, chef de la division d’hygiène et des espaces verts au ministère marocain de l’intérieur. Cette allégation est intervenue après que le célèbre primatologue et militant de la cause animale, Jane Goodall, a alerté la FIFA du prochain massacre de 3 millions de chiens errants en amont de la Coupe du monde 2030. “Notre pays s’est engagé depuis 2019 à appliquer la méthode qui consiste à capturer des chiens errants, à les stériliser pour empêcher leur reproduction, à les vacciner contre des boucles d’oreilles de rage et à les libérer, explique le même fonctionnaire au microphone de RFI. Aujourd’hui est la seule solution pour gérer le problème des chiens errants et éviter les nuisances. »»
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Aux yeux de Roudani, l’abattage des chiens errants ne peut pas être la meilleure alternative. “Si nous vidons brutalement un territoire de ses chiens, très rapidement et dans les jours qui suivent, d’autres chiens arriveront pour s’approprier leur territoire”, explique-t-il. Préoccupé par la situation, le gouvernement marocain a déjà investi près de 80 millions de dirhams (7,7 millions d’euros). “Au cours des cinq dernières années, un montant total de 80 millions de dirhams a été mobilisé pour l’acquisition de véhicules et d’équipements dédiés à la collecte, à la surveillance et à la gestion des animaux errants”, a révélé le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, qui a répondu à une question écrite traitée par le groupe Haraki début mai.
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Le gouvernement a également signé en 2019 un accord de partenariat et de coopération réunissant plusieurs acteurs clés, notamment le ministère de l’Intérieur via la Direction générale des autorités locales, le ministère de la Santé et de la Protection sociale, du National Office for the Safety of Food Products (ONSSA), ainsi que de l’organisme national de vetalien. Une autre action phare: le développement d’un projet de décret relatif à la loi n ° 56.12, visant à se protéger contre les dangers canins qui intègrent une approche respectueuse des animaux.
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Le gouvernement marocain a l’intention de poursuivre ses efforts. Seulement, cela se présente contre un obstacle majeur. “La grande préoccupation est les vétérinaires qui ne sont pas intéressés à faire des stérilisations”, déplore Salima Kadaoui, président de l’Association du Sanctuaire de la faune Tanger. Si nous pouvions changer la loi et laisser que les organisations internationales pourraient venir faire des stérilisations de masse, nous pourrions vraiment combattre et réduire très rapidement les populations canines et félines. »»