Le Maroc refuse l’appropriation algérienne du zellige au Japon et défend son patrimoine
Titre : Le Maroc s’oppose fermement à l’appropriation du zellige par l’Algérie
Description méta : Le Maroc conteste la tentative de l’Algérie de revendiquer l’art du zellige, en affirmant sa paternité sur ce patrimoine.
Refus de l’appropriation culturelle
Le Maroc a exprimé sa ferme opposition à la tentative de l’Algérie de revendiquer l’art de la décoration architecturale en zellige. Représenté par plusieurs ministères et sa délégation permanente, le pays considère cette démarche comme une attaque flagrante contre son patrimoine national. Les autorités marocaines soulignent que cette situation met en question la crédibilité de la Convention de 2003, qui vise à protéger les biens culturels.
Modification sémantique contestée
Pour contourner les réglementations existantes, l’Algérie aurait tenté de modifier le terme en ajoutant un « d », le transformant ainsi en « zellidge ». Cette stratégie semble viser à brouiller les origines de cet art, alors que celui-ci est déjà enregistré au nom du Maroc auprès de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Les variantes spécifiques du zellige, notamment celles de Fès et de Tétouan, sont clairement identifiées.
Protection de l’héritage cultural marocain
L’État marocain détient un brevet qui décrit de manière précise le procédé d’assemblage des mosaïques en zellige. Ces mesures de protection s’appuient également sur des preuves académiques solides, y compris un ouvrage des frères Marçais datant de 1903. Ce document établit que le terme « zellige » est d’origine marocaine et que sa présence dans la ville de Tlemcen est surtout un emprunt culturel et linguistique.
Appel à l’UNESCO
Les autorités marocaines ont informé les organisations internationales de la controverse entourant cette appropriation. Elles ont souligné une “potentielle contradiction interne” au sein de l’UNESCO, qui a déjà reconnu le zellige comme un élément constitutif du patrimoine marocain. L’alerte lancée par le Maroc vise à éviter toute atteinte à leur identité culturelle.
Détermination des autorités marocaines
Les représentants marocains se sont montrés déterminés à bloquer toute tentative de spoliation de leur patrimoine culturel. Ils affirment que la préservation de l’art du zellige est cruciale non seulement pour l’identité nationale, mais aussi pour la reconnaissance mondiale de cet art unique. Le Maroc entend se battre sur tous les fronts pour défendre ce héritage culturel précieux.
L’issue de cette controverse pourrait avoir des implications significatives sur la façon dont les arts et les patrimoines culturels sont perçus et protégés à l’international.