Le Maroc sanctionne le PVC égyptien
L’enquête, officiellement clôturée le 25 novembre 2025, a établi la réalité du dumping. En comparant les prix de vente en Egypte avec ceux facturés aux acheteurs marocains, l’administration a fixé des taux de correction élevés. La société égyptienne de pétrochimie (EPC), qui a coopéré à la procédure, est soumise à un droit de 74,87 %. Pour tous les autres exportateurs égyptiens, la sanction est encore plus sévère, avec un taux qui s’élève à 92,19 %.
Une concurrence déloyale qui étouffe la production nationale
Cette décision vise à protéger un secteur local en souffrance. Les analyses du ministère montrent que les importations de PVC égyptien ont fortement augmenté en volume, inondant le marché à des prix cassés. Cette sous-cotation permanente a empêché les fabricants marocains d’ajuster leurs prix, entraînant des pertes de marges et une perte de parts de marché.
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Le rapport final concluait à des « dommages importants » pour le secteur national. Elle établit un lien de causalité direct entre l’arrivée massive de ces produits bon marché et la dégradation des indicateurs économiques des entreprises marocaines. Les mesures définitives recommandées perpétuent donc les droits provisoires déjà en place depuis juin dernier.