Le Maroc s’impose comme la 2ème puissance économique arabe et africaine
Il ne s’agit pas d’un simple classement, mais de la validation d’une stratégie. Pour les analystes, cette performance est le « résultat naturel » des efforts déployés pour assainir l’environnement des affaires. La stabilité macroéconomique, garantie par la vigilance de Bank Al-Maghrib et la solidité du dirham, constitue le fondement de cette confiance accordée par les investisseurs internationaux.
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Le rapport met en avant les points forts du Maroc : une position géographique stratégique connectée aux grands hubs mondiaux et une sortie de la « zone grise » qui a renforcé la transparence financière. Les scores sont particulièrement positifs dans les domaines des services publics (80,05 points), du commerce international (74,5) et de la localisation des entreprises (73,82).
Cependant, le tableau n’est pas tout à fait rose. Si le cadre réglementaire et la qualité des services publics progressent, l’efficacité opérationnelle marque le pas, chutant légèrement à 55,7 points.
Les experts soulignent des goulots d’étranglement persistants : la fiscalité (43,42), le marché du travail (51,81) et la gestion des difficultés des entreprises (50,24). Les progrès sont donc « progressifs mais incomplets ».
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L’enjeu pour 2026 est clair : transformer ces bons scores en impact réel sur l’emploi et l’investissement. La clé réside dans l’accélération de la digitalisation, l’interopérabilité des services publics et la simplification des procédures pour que l’entrepreneur ressente concrètement la différence sur le terrain.