Le Maroc surpasse la moyenne mondiale
Le Royaume consolide sa position de hub régional. Avec une note globale de 63,44 sur 100, le Maroc progresse par rapport à l’édition précédente (62,41) et affiche une solide performance, bien au-dessus de la moyenne mondiale (60,11), africaine (50,87) et arabe (58,31). Cette performance est d’autant plus notable que le champ de l’étude s’est considérablement élargi, passant de 50 à 101 économies analysées, dont une majorité de pays dont les revenus par habitant sont supérieurs à ceux du Maroc. Dans ce classement dominé par la Corée du Sud, Rabat tire son épingle du jeu en se positionnant comme leader continental.
Lire : A Los Angeles, une Marocaine gagne une fortune en louant ses piscines
Les points forts du Maroc reposent essentiellement sur deux piliers : un cadre réglementaire robuste (70,06 points) et la qualité des services publics (64,55 points). Le rapport met en avant l’excellence marocaine dans des secteurs clés pour les investisseurs : les services d’utilité publique (eau, électricité, internet) obtiennent une note remarquable de 80,05, suivis par le commerce international et la facilitation de la création d’entreprises. Ces indicateurs prouvent que les projets de digitalisation et de simplification administrative portent leurs fruits.
Lire : Trois femmes marocaines parmi les plus influentes du monde arabe
Il y a cependant un côté sombre à la situation : l’efficacité opérationnelle. Sur ce troisième pilier, le score baisse légèrement à 55,7 points. Un déclin technique, qui s’explique en partie par l’augmentation du nombre de pays concurrents et l’utilisation de données d’enquête datant de 2023. Pour franchir un nouveau cap et attirer davantage d’investissements privés, la Banque mondiale suggère des pistes d’amélioration ciblées, notamment la poursuite de la réforme du marché du travail et une meilleure gestion des procédures de résolution des difficultés des entreprises (insolvabilité), deux domaines où des marges d’amélioration demeurent.