Le Maroc veut transformer ses régions minières en moteurs économiques
Ce projet colossal englobe 361 blocs d’exploration, représentant près de 22 % du territoire minier de la région. Les zones ciblées regorgent de ressources essentielles comme l’or, l’argent, le cuivre, le zinc ou encore le plomb. Les entreprises nationales et étrangères intéressées ont jusqu’au 15 mai pour soumettre leur candidature. Ceux-ci seront évalués selon un cahier des charges rigoureux, exigeant notamment l’intégration des énergies renouvelables, la rationalisation de l’eau et des retombées socio-économiques locales directes.
Transition énergétique et minéraux critiques : le nouveau pari industriel marocain
L’ambition de Rabat va au-delà du simple modèle extractif traditionnel. En ciblant particulièrement le cuivre et le zinc, indispensables aux équipements d’énergie propre, le Royaume entend approvisionner directement ses futures gigafactories en batteries pour véhicules électriques situées à Kénitra et Tanger.
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Ce modèle vise à progresser dans la chaîne de valeur mondiale et à consolider le poids stratégique du Maroc vis-à-vis de ses partenaires internationaux. Soutenue par un nouveau registre minier numérique et la formalisation des mineurs artisanaux en coopératives, cette dynamique doit transformer ces régions frontalières en véritables moteurs de croissance économique nationale d’ici 2030.