le pain coûtera plus cher
Entre hausses importantes des coûts de production et pressions croissantes, flambée des prix des matières premières, notamment de la farine et de l’énergie, concurrence déloyale, le secteur de la boulangerie-pâtisserie se développe, mais lentement. “La boulangerie n’arrive plus à couvrir ses dépenses quotidiennes”, alors que plusieurs établissements fonctionnent aujourd’hui avec des marges minimes ou enregistrent des pertes successives, estime un professionnel du secteur. Face à ces difficultés, la Fédération marocaine des boulangeries et pâtisseries n’exclut pas une éventuelle augmentation du prix du pain, rapporte Al-Akhbar.
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Les professionnels du secteur réclament l’ouverture urgente d’un dialogue national impliquant tous les acteurs du secteur, afin de trouver des solutions concrètes garantissant sa pérennité. Ils réclament notamment la réforme du système de distribution de la farine et la mise en place de normes claires de qualité et de sécurité alimentaire. Ils attendent un soutien direct de l’État ou, à défaut, des allègements fiscaux. Ils réclament également l’élaboration d’un cahier des charges spécifique pour les farines destinées à la boulangerie, l’apposition d’une étiquette technique sur les sacs, le passage aux sacs en papier pour préserver la qualité et la santé publique, ainsi que des programmes de formation et de professionnalisation.
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Aux yeux de la Fédération marocaine des boulangeries et pâtisseries, il est temps de mettre en œuvre une réforme globale, capable d’assurer à la fois la qualité des produits et la viabilité économique des boulangeries, tout en maintenant le pain à un prix abordable pour les consommateurs.