Le roi Mohammed VI expose les priorités du Maroc pour 2026 et elles sont nombreuses
Le projet de loi de finances pour 2026, présenté par le ministre de l’Economie et des Finances, s’inscrit dans un contexte international incertain mais s’appuie sur une dynamique nationale positive, avec une croissance attendue de 4,8% cette année, une inflation maîtrisée et un déficit budgétaire maîtrisé. Les orientations budgétaires s’articulent autour de quatre grandes priorités, à commencer par la consolidation des acquis économiques. L’accent sera mis sur la stimulation de l’investissement privé, le déploiement de l’offre marocaine en matière d’hydrogène vert et l’accompagnement renforcé des PME pour la création d’emplois.
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Le deuxième axe prioritaire concerne le lancement d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial, basés sur la concertation locale et visant à renforcer la régionalisation avancée, avec une attention particulière portée aux zones les plus précaires. Dans ce contexte, un effort budgétaire important sera consacré aux secteurs de la santé et de l’éducation, qui bénéficieront d’une enveloppe totale de 140 milliards de dirhams et bénéficieront de plus de 27 000 créations d’emplois. Le troisième pilier est la consolidation de l’État social, via la poursuite de la généralisation de la protection sociale, l’opérationnalisation des aides sociales directes – avec une augmentation annoncée (50 à 100 dirhams) de l’aide à l’enfance – et la mise en œuvre des volets retraite et indemnisation pour perte d’emploi, ainsi que le maintien des aides au logement.
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Enfin, la quatrième priorité concerne la poursuite des réformes structurelles, notamment celle de la loi organique relative à la loi de finances pour une meilleure gouvernance des politiques publiques, la réforme des entreprises publiques et la modernisation du système judiciaire. Dans la continuité de ces réformes institutionnelles, le Conseil a approuvé quatre projets de lois organiques. Deux concernent le processus électoral et les partis politiques, visant à moraliser les élections législatives, à simplifier la candidature des jeunes et à moderniser le fonctionnement des partis. Les deux autres textes concernent la Cour constitutionnelle, définissant la procédure d’exception d’inconstitutionnalité et aménageant les règles de fonctionnement de la Cour.
Le Conseil a également adopté deux décrets relatifs au domaine militaire. La première instaure un statut particulier pour les fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information afin d’attirer les compétences nécessaires. La seconde adapte le fonctionnement de l’École royale du service de santé militaire à la réforme du système de santé. Quatorze accords internationaux, bilatéraux et multilatéraux, touchant divers domaines tels que la coopération judiciaire, militaire ou la sécurité sociale, ont également reçu l’approbation du Conseil.