Le sort de Altice France et SFR est décidé aujourd’hui
C’est le grand jour. Le Tribunal des activités économiques de Paris devrait gouverner ce lundi sur l’avenir de Altice France, endetté, jusqu’à 24,1 milliards d’euros. Le groupe du milliardaire Patrick Drahi a annoncé fin mai qu’il allait entrer dans la procédure de sauvegarde accélérée. Une étape de plus dans le long processus de restructuration financière de ses 24 milliards d’euros de dette. C’était une formalité, car les créanciers du groupe ont massivement adopté il y a plusieurs semaines maintenant le plan de restructuration négocié avec les équipes de Patrick Drahi. Il consiste en une réduction de ces créanciers de la dette de 8,6 milliards d’euros, en échange d’une augmentation du capital de leur part.
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Le groupe s’attend à ce que le Tribunal des activités économiques de Paris valide l’accord conclu avec les créanciers. Ce sera une victoire pour lui. “Lors d’une audience le 22 juillet, l’accusation a demandé l’adoption du plan de restructuration de la dette, tout en ajoutant un inconvénient de la taille: pour le procureur, trois des sociétés du groupe, l’opérateur SFR SA, SFR Fiber et EXCHELEL (succursale dédiée aux sociétés) devrait être exclue de l’accord”, a déclaré SFR Fibre Cnews. Dans le cas où le tribunal suit ces réquisitions, la plus grande restructuration de la dette privée en France est rendue obsolète. Explication: Aux yeux de la direction de l’entreprise, l’accord est conçu comme un ensemble qui doit inclure toutes les sociétés du groupe.
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“L’exclusion des filiales référerait donc les créanciers et le groupe en face à face dans de nouvelles négociations”, analyse la même source.