Les élus marocains ont rapidement sanctionné?
Le centre d’accueil et de formation de Sidi Kacem n’est plus fonctionnel. Ce centre a été fermé samedi dernier, après une visite à un comité mixte. À l’origine de cette fermeture, la transformation illégale de ce site avec une vocation socioculturelle, financée par des fonds publics, dans un hôtel privé accueillant en particulier les soirées artistiques, animées par Sheikhates, a déclaré Al Akhbar. Cet hôtel a travaillé pendant 30 mois sans la moindre autorisation. Le président du Conseil municipal, Abdelilah ou ISSA (RNI), est soupçonné d’avoir accordé une autorisation sans le montant en aval de l’agence urbaine, ni des autres organes concernés, indique le rapport du Conseil régional des récits de Rabat-Salé-Kénitra.
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L’enquête a permis de découvrir que le site, exploité par la société Banassa Center, appartenant à un haut responsable du PAM, propose des services d’hébergement, de restauration et de réception sans la moindre approbation administrative, en violation flagrante des normes d’hygiène et de sécurité. Les infractions notées par la Commission de contrôle sont multiples et variées: stockage de denrées alimentaires obsolètes, présence de produits contaminés par les insectes, la prolifération des insectes nocifs dans les cuisines et l’utilisation anarchique des insecticides. Sans oublier de graves lacunes, telles que le manque de manifestation claire des services offerts, un stockage inapproprié des produits de nettoyage et de produits alimentaires et des poubelles mal placées.
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Les élus locaux de la RNI et du PAM sont à l’origine de ce détournement. Le propriétaire serait allé jusqu’à menacer le gouverneur de réclamer une indemnité de 5 millions de dirhams si l’établissement devait être fermé.
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Parallèlement à la fermeture du Centre de réception et de formation de Sidi Kacem, le procureur général du roi, près de la cour d’appel de Rabat, devrait décider des éventuelles poursuites, la brigade nationale de la police judiciaire ayant terminé ses enquêtes sur les graves irrégularités financières et administratives entourant la diversion de ce projet social. Sur la base du rapport détaillé du Conseil régional des comptes, un document qui cite explicitement les noms des fonctionnaires et des élus accusés d’abus de pouvoir et de détournement de fonds publics, le procureur général de la Cour des auditeurs a saisi les poursuites.
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Pour rappeler, le Conseil provincial de Sidi Kacemo avait effectué le Centre de réception et de formation de Sidi dans le cadre d’un accord signé en décembre 2016 avec le Wali de la région de Rabat-Salu-Kénitra, le gouverneur de Sidi Kacem, le président du Conseil régional et les représentants du ministère de la Solidarité.