L’Or vert se transforme en désastre écologique
C’est le côté obscur de l’or vert. Alors que la campagne de trituration des olives bat son plein, les autorités ont déclaré la guerre aux pollueurs. Des commissions mixtes mènent actuellement des opérations commandos dans plusieurs régions du Royaume pour stopper le déversement illégal de « margina », ce liquide toxique qui asphyxie les cours d’eau.
Tolérance zéro donc. Selon le site Rue20, des brigades d’inspection opèrent désormais dans le plus grand secret, effectuant des visites inopinées dans les huileries (maâsras). L’objectif est de surprendre les propriétaires en train de déverser des déchets dans l’environnement.
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Le phénomène est visible à l’œil nu : dans certaines zones rurales, les oueds sont devenus noirs, contaminés par des tonnes de résidus. Le processus d’extraction du pétrole génère deux polluants majeurs : le grignon et surtout la « marge » (liquide). Déversée directement dans les rivières, cette substance organique toxique devient un redoutable poison pour la faune, la flore, les cultures irriguées et le bétail qui s’en abreuve.
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Face à ce désastre écologique récurrent, les commissions provinciales serrent la vis. Les mesures imposées sont drastiques : régularisation immédiate de la situation environnementale, respect des quotas de broyage et surtout construction accélérée de bassins d’évaporation étanches répondant aux normes techniques. Les huileries qui ne respecteraient pas ces mises en demeure s’exposent à de lourdes sanctions pour avoir transformé des rivières en égouts à ciel ouvert.