milliards et pression royale, l’erreur est interdite pour Regragui
L’attente est à la mesure des investissements colossaux. Entre la rénovation totale du stade Ibn Batouta de Tanger pour 340 millions d’euros et des conditions d’entraînement dignes des plus grands clubs européens, le Maroc a sorti le grand jeu, explique le journal. L’équipe. Pour Fouzi Lekjaa, le puissant président de la Fédération, le message est clair : fini les rêves, place aux revendications. “Nous avons tout le potentiel pour aller chercher cette CAN”, affirme-t-il en rappelant la 11e place mondiale du pays.
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La fièvre monte déjà dans les rues. Des millions de Marocains sont prêts à envahir les artères du pays au moindre exploit, à l’image des scènes de liesse lors de la Coupe du monde 2022 où même le roi Mohammed VI a défié le protocole pour célébrer la qualification historique. Mais jouer à domicile change la donne : le public n’exige plus seulement la victoire, il exige du savoir-vivre.
Walid Regragui se retrouve dos au mur. Le « pompier de luxe » qui a éteint l’incendie Vahid Halilhodzic doit désormais prouver qu’il peut transformer son bloc défensif commando en une machine offensive gagnante. Tous les regards sont tournés vers la pépite Brahim Diaz, devenue l’atout maître du système, qui devra justifier son statut face à l’intensité physique de géants africains comme le Nigeria.
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Pourtant, derrière l’euphorie, l’inquiétude surgit. L’état de santé des cadres défensifs, notamment Achraf Hakimi et Nayef Aguerd, donne des sueurs froides au staff. Comme le souligne l’ancien Lion Abdeslam Ouaddou, sans une arrière-garde en béton armé, le rêve de soulever le trophée à domicile pourrait vite se heurter à la dure réalité du terrain.