Missiles et drones iraniens frappent le Golfe, Bapco déclare force majeure à Bahreïn
Attaques iraniennes dans le Golfe : raffinerie de Bahreïn en feu, Bapco déclare force majeure et espace aérien fermé
Attaques iraniennes dans le Golfe : raffinerie bahreïnite incendiée, Bapco déclare force majeure, espace aérien fermé, bilans humains et énergétiques graves.
La région du Golfe connaît une nouvelle escalade après une série d’attaques menées par des missiles et des drones attribués à l’Iran, provoquant des incendies dans des installations pétrolières, la fermeture de l’espace aérien et l’interruption des exportations. La compagnie nationale bahreïnienne Bapco a annoncé un cas de force majeure sur ses expéditions après qu’un incendie a frappé son complexe de raffinage, tandis que la production et les flux logistiques ont été perturbés sur plusieurs marchés énergétiques.
Raffinerie de Bahreïn en feu et déclaration de force majeure
Un feu a éclaté dans le complexe pétrolier de Bahreïn à la suite d’une attaque par drones et missiles, poussant Bapco à notifier la mise en œuvre d’une clause de force majeure pour ses activités d’exportation. L’incident a entraîné l’arrêt partiel des opérations sur le site et des mesures d’urgence pour sécuriser les installations et évacuer les zones exposées. Les autorités bahreïnies ont signalé des blessés dans certaines zones résidentielles proches des frappes.
Fermeture de l’espace aérien et riposte des défenses anti-aériennes
L’espace aérien au‑dessus du Golfe a été temporairement fermé et des systèmes de défense régionaux ont intercepté plusieurs drones et missiles dirigés vers des installations énergétiques et des positions militaires. Des explosions d’intercepteurs ont été entendues tôt le matin, vers 03h15 heure locale (00h15 GMT), alors que la défense aérienne neutralisait des menaces en provenance du sud-est. Des débris d’engins interceptés ont provoqué des incendies dans des zones industrielles, notamment à Fujairah, et ont endommagé des infrastructures secondaires.
Bilan humain et perturbations régionales
Les affrontements ont fait des victimes dans plusieurs pays du Golfe et au-delà : au moins deux morts et une douzaine de blessés ont été signalés après la chute d’un projectile dans une zone résidentielle du gouvernorat d’al‑Kharj en Arabie saoudite. À Bahreïn, on dénombre des dizaines de blessés, y compris des enfants, après une attaque sur l’île de Sitra. Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït ont également rapporté des frappes et des interceptions. Parallèlement, les hostilités ont provoqué des tensions diplomatiques et des déplacements de personnels étrangers dans la région.
Escalade en Iran et nomination du nouveau guide suprême
Le conflit s’est intensifié après la nomination d’un nouveau guide suprême iranien suite à la mort de l’ancien chef le 28 février. En riposte aux frappes américano‑israéliennes contre l’Iran, des vagues de missiles et de drones ont visé des intérêts situés dans les pays du Golfe et des infrastructures américaines régionales. L’Iran a subi à son tour des frappes massives visant des infrastructures centrales, et le bilan des attaques antérieures contre le pays atteint plus d’un millier de morts et des milliers de blessés. Ces développements ont renforcé la dynamique d’escalade sur plusieurs fronts, y compris au Liban, où les combats entre le Hezbollah et les forces israéliennes se sont intensifiés.
Impact sur les marchés énergétiques et réactions politiques
La hausse des risques sécuritaires dans la région s’est répercutée sur les marchés pétroliers : le prix du baril a franchi la barre des 100 dollars, reflétant la crainte d’une interruption prolongée des approvisionnements. Sur le plan politique, plusieurs pays du Golfe ont condamné les attaques et appelé à des mesures pour protéger leurs territoires ; certains dirigeants ont demandé la désescalade et maintenu des canaux de dialogue. Des décisions opérationnelles ont été prises par des gouvernements étrangers, notamment des évacuations partielles de personnel non essentiel dans certaines représentations diplomatiques.
L’étendue géographique des affrontements, qui touche désormais le Golfe, l’Iran, le Liban et Israël, montre que le conflit ne se limite plus à des frappes ponctuelles mais prend la forme d’une guerre régionale multi‑pays. Les bilans humains restent en hausse : plusieurs centaines de morts et plusieurs milliers de blessés ont été recensés au Liban et en Iran depuis le début des hostilités le 28 février, tandis qu’Israël fait état de pertes et de blessés dus aux tirs de missiles iraniens. Les risques de nouvelles attaques sur des infrastructures civiles et énergétiques restent élevés, et les efforts diplomatiques pour freiner l’escalade poursuivent un double objectif : protéger les populations et éviter une perturbation durable des marchés énergétiques mondiaux.
La situation demeure volatile et sujette à de nouvelles évolutions rapides ; les États riverains renforcent leurs dispositifs de sécurité et les acteurs internationaux surveillent l’impact humanitaire et économique de la crise.