Naufrage au large de Djibouti 266 migrants secourus l’ONU alerte sur saison meurtrière
Naufrage au large de Djibouti : 266 personnes secourues, neuf morts et 45 portées disparues
Naufrage au large de Djibouti le 26 mars 2026 : 266 survivants sauvés, neuf décès et 45 disparus. L’OIM alerte sur une saison de navigation plus meurtrière.
Un bateau de pêche transformé transportant environ 320 personnes a chaviré mardi soir au large du nord de Djibouti, provoquant une opération de sauvetage d’urgence et laissant au moins neuf personnes mortes et 45 portées disparues. Les secours ont réussi à extraire 266 survivants de la mer, tandis que les recherches pour retrouver les personnes manquantes se poursuivent dans des conditions météorologiques difficiles.
Bilan provisoire, 266 sauvés, neuf morts, 45 portés disparus
Les équipes de secours ont extrait 266 personnes des eaux après le naufrage, mais neuf corps ont été retrouvés et 45 personnes restent portées disparues. Les chiffres proviennent des bilans transmis par les autorités maritimes et les organisations présentes sur place. Les opérations de recherche et de sauvetage ont été maintenues toute la nuit et se poursuivaient au moment du bilan, avec un effort concentré sur les zones proches du point d’accident.
Déroulement du naufrage et interventions nocturnes
Le navire, de type galba et surchargé, a sombré mardi soir près de Guehere, dans le nord du littoral djiboutien. Les garde-côtes ont déclenché une opération d’urgence nocturne, mobilisant des unités de plongée et du personnel supplémentaire pour tirer des survivants de l’eau. Les conditions météorologiques — mer agitée et vents forts — ont compliqué à la fois les secours immédiats et les recherches pour les personnes disparues.
Identification et prise en charge des survivants
Tous les survivants récupérés ont été identifiés comme ressortissants éthiopiens et ont été conduits vers un centre d’accueil pour migrants situé à Obock pour recevoir des soins, un abri et une assistance humanitaire. Les autorités locales ont assuré la fourniture de premières prises en charge médicales et d’un soutien logistique, tandis que des équipes spécialisées ont commencé les procédures d’enregistrement et d’évaluation des besoins.
Enquête ouverte par les garde-côtes
Une enquête judiciaire sur les circonstances du naufrage a été engagée par la brigade de recherche, d’investigation et des affaires judiciaires des garde-côtes djiboutiens. L’enquête vise à établir les causes exactes du chavirage, le nombre réel de personnes à bord, les conditions de navigation et d’éventuelles responsabilités liées à l’organisation de la traversée. Les autorités ont indiqué que l’examen des témoignages des survivants et des éléments matériels se poursuivra dans les jours à venir.
Alerte sur la saison chaude et hausse des risques en mer
Les responsables humanitaires ont mis en garde contre une détérioration du risque maritime avec l’arrivée de la saison chaude à Djibouti, qui s’accompagne généralement d’une mer plus agitée et de vents plus forts. Les autorités locales et les agences de migration estiment que ces conditions augmenteront la probabilité d’accidents et d’opérations de sauvetage complexes, rendant la traversée encore plus périlleuse pour des embarcations souvent surchargées et mal équipées.
Augmentation des flux et mortalité sur la route de l’Est
La zone du détroit de Bab al‑Mandeb, qui sépare Djibouti du Yémen par un passage d’environ 20 kilomètres au point le plus étroit, reste l’un des corridors migratoires les plus utilisés et les plus dangereux. Les mouvements de transit via des points comme Obock ont fortement augmenté l’an dernier, et le nombre de personnes empruntant cette route a connu une hausse notable par rapport à l’année précédente. La mortalité sur la route de l’Est a également augmenté, faisant de la période récente la plus meurtrière enregistrée pour ce trajet.
La tragédie au large de Djibouti met en lumière la combinaison de facteurs — pressions économiques, rôle des réseaux de passeurs, conditions maritimes défavorables — qui poussent des dizaines de milliers de personnes à tenter cette traversée risquée chaque année. Les autorités et les organisations humanitaires insistent sur la nécessité d’améliorer la prévention, les capacités de recherche et sauvetage et les alternatives sûres aux voyages irréguliers, alors que les opérations de secours se poursuivent et que les enquêtes cherchent à établir toutes les responsabilités.