OMC prévoit commerce mondial ralenti à 1,9% en 2026, conflit au Moyen-Orient pointé
OMC prévoit un ralentissement du commerce mondial à 1,9% en 2026, l’instabilité au Moyen‑Orient pointée comme facteur majeur
L’OMC anticipe une décélération du commerce mondial des marchandises à 1,9% en 2026 après une forte hausse de 4,6% en 2025, une évolution que l’organisation relie à l’incertitude créée par le conflit au Moyen‑Orient et à des tensions macroéconomiques persistantes
Le commerce international devrait marquer le pas en 2026 selon les projections récentes, après une année 2025 marquée par une reprise soutenue. La croissance de 4,6% enregistrée en 2025 a été fortement alimentée par la demande de produits liés à l’intelligence artificielle. Pour 2026 la projection de 1,9% montre une nette modération dont les responsables économiques attribuent une part importante aux retombées du conflit au Moyen‑Orient et aux risques d’instabilité qui en découlent pour les marchés énergétiques, les chaînes d’approvisionnement et le climat d’investissement mondial
OMC anticipe un ralentissement du commerce mondial en 2026
Les chiffres annoncés traduisent une attente de baisse du rythme d’expansion des échanges de marchandises. Après l’accélération observée en 2025, les estimateurs jugent que l’environnement externe redeviendra plus contraint. Le passage d’une croissance de près de 5% à un niveau sous les 2% en une seule année illustre l’impact de facteurs d’incertitude sur la demande, les flux logistiques et les décisions d’investissement des entreprises
Croissance 2025 tirée par la demande en produits liés à l’intelligence artificielle
L’année 2025 a vu un afflux de commandes pour des composants, matériels et services liés à l’intelligence artificielle. Ce mouvement a stimulé certains segments industriels et les échanges associés. Toutefois cette dynamique, concentrationnée sur des catégories spécifiques de produits, s’est révélée partiellement transitoire. Les analystes notent que la vigueur de 2025 ne signifie pas une résilience généralisée de l’économie mondiale face aux nouveaux chocs géopolitiques
Conflit au Moyen‑Orient et canaux d’impact économique
Le conflit au Moyen‑Orient exerce plusieurs types d’effets sur le commerce mondial. D’abord les risques sur l’approvisionnement énergétique alimentent les prix et la volatilité des marchés. Ensuite les perturbations logistiques et l’augmentation des coûts d’assurance pour le transport maritime et terrestre pèsent sur les chaînes d’approvisionnement. Enfin l’incertitude politique réduit le crédit et freine les décisions d’investissement, ce qui affecte la demande de biens d’équipement et d’intrants industriels à l’international
Secteurs et régions les plus exposés
Les secteurs dépendants des matières premières énergétiques et des composants électroniques sensibles aux cycles d’investissement pourraient être les plus touchés. Les économies fortement intégrées aux chaînes de valeur mondiales souffrent davantage des ralentissements de la demande extérieure. Les régions exportatrices de biens manufacturés orientés vers la technologie ont profité de la poussée liée à l’IA en 2025 mais présentent aussi une vulnérabilité accrue si les commandes se contractent en 2026
Scénarios pour 2026 et principaux risques
Plusieurs trajectoires sont possibles pour l’année 2026. Un scénario prudent voit la croissance des échanges rester modérée autour de la projection, assortie d’épisodes de volatilité provoqués par de nouvelles escalades régionales ou des chocs sur les marchés de l’énergie. Un scénario plus défavorable suppose une propagation des tensions qui amplifierait la contraction du commerce par renforcement des barrières non tarifaires et par une moindre confiance des investisseurs. À l’inverse, une désescalade rapide et des mesures de stabilisation macroéconomique pourraient soutenir une reprise plus rapide des flux commerciaux
Conséquences pour les politiques commerciales et les entreprises
Les gouvernements et les acteurs privés devront ajuster leurs stratégies. Les politiques publiques pourraient viser à renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement par la diversification des sources, le développement de stocks stratégiques et le soutien ciblé aux secteurs vulnérables. Les entreprises seront incitées à revoir leurs plans d’approvisionnement, à intensifier l’évaluation des risques géopolitiques et à adapter leurs capacités de production pour limiter l’impact d’une demande plus faible
L’évolution prévue du commerce mondial en 2026 souligne la sensibilité des échanges internationaux aux facteurs géopolitiques et technologiques. Si la poussée de 2025 a démontré l’effet stimulant d’une demande concentrée sur les technologies de pointe, la transition vers une année plus incertaine impose une vigilance accrue des décideurs publics et des acteurs économiques. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si la projection de modération se confirmera ou si des mesures rapides permettront de restaurer un rythme de croissance plus soutenu pour les échanges mondiaux