Oujda déploie une campagne TNVR pour capturer stériliser et vacciner les chiens errants
Oujda lance une campagne TNVR pour maîtriser la population de chiens errants
Oujda met en place une campagne TNVR (capture, stérilisation, vaccination, relâcher) pour réduire les risques sanitaires et les nuisances causées par les chiens errants.
La municipalité d’Oujda a annoncé le lancement d’un plan de lutte contre la prolifération des chiens errants fondé sur la méthode TNVR — capture, stérilisation, vaccination et relâcher. L’initiative vise à contenir durablement la population canine de rue tout en limitant les risques sanitaires pour les habitants et en privilégiant des interventions respectueuses du bien‑être animal. Le programme combine opérations de terrain, campagnes de sensibilisation et suivi post‑intervention.
La municipalité d’Oujda adopte la méthode TNVR
La stratégie retenue par les autorités locales repose sur le principe du TNVR, une approche non létale qui consiste à capturer les animaux, à les stériliser, à les vacciner contre les maladies transmissibles — notamment la rage — puis à les relâcher dans leur milieu. La municipalité présente ce dispositif comme une alternative visant à stabiliser la population canine de manière progressive et à réduire le nombre d’incidents (morsures, nuisances sonores, dégradations) liés aux chiens errants.
Modalités opérationnelles et équipes mobilisées
Le plan prévoira des équipes mobiles chargées d’intervenir dans les quartiers identifiés comme prioritaires. Ces brigades incluront des agents municipaux, des conducteurs et des équipes vétérinaires habilitées à pratiquer la stérilisation et la vaccination sur place ou en clinique partenaire. Les interventions devront respecter des protocoles sanitaires stricts pour garantir la sécurité des opérateurs et des animaux, ainsi qu’un traçage administratif des opérations effectuées.
Objectifs sanitaires et maîtrise de la population canine
Les objectifs affichés sont doubles : réduire le risque de transmission de maladies zoonotiques, en particulier la rage, et diminuer le nombre d’incidents impliquant des chiens errants. La stérilisation est présentée comme l’outil principal pour limiter la reproduction et, à terme, diminuer la présence d’animaux non contrôlés sur la voie publique. La vaccination systématique ambitionne de protéger à la fois les animaux et la population humaine.
Collaboration avec vétérinaires et associations locales
La municipalité annonce la mobilisation de vétérinaires publics et privés ainsi que la coopération d’associations de protection animale. Ces partenaires fourniront un appui technique, logistique et de sensibilisation. Les ONG locales joueront un rôle dans l’identification des zones à risque, l’assistance à la capture et la communication auprès des riverains, tandis que les vétérinaires assureront les actes chirurgicaux et les soins nécessaires.
Zones prioritaires et calendrier du déploiement
Le plan s’orientera d’abord vers les quartiers urbains où la présence canine est la plus marquée et où les signalements aux services municipaux sont les plus nombreux. Un calendrier échelonné est prévu pour permettre une mise en œuvre progressive : phase pilote dans des secteurs ciblés suivie d’un élargissement en fonction des résultats et des ressources disponibles. Les autorités insistent sur la nécessité d’un déploiement méthodique pour évaluer l’efficacité de la stratégie avant extension.
Mesures de suivi, identification et sensibilisation
Outre la capture et la chirurgie, le programme intègre des actions de suivi : identification des animaux stérilisés (marquage, fiches de suivi), campagnes d’information des habitants sur le bon comportement envers les animaux et la gestion des déchets susceptibles d’attirer les chiens. La municipalité prévoit également des dispositifs de signalement simplifiés pour que les citoyens puissent alerter rapidement les équipes d’intervention.
La mise en œuvre effective du plan dépendra des moyens budgétaires alloués, de la mobilisation des partenaires et de l’adhésion des riverains. La réussite de l’opération reposera sur une coordination étroite entre services municipaux, vétérinaires et associations, ainsi que sur une politique de prévention durable visant à limiter les sources de nourriture et d’attirance pour les chiens errants.