«Pas d’ambiance», coup de gueule de Hugo Broos contre l’organisation marocaine
Pour Hugo Broos, le contraste est saisissant. Habitué à la chaleur des foules africaines, notamment lors des précédentes éditions au Gabon ou en Côte d’Ivoire, il tire un constat amer depuis Marrakech. Selon lui, la « magie » de la CAN n’opère pas cette année. Il regrette l’absence de signes d’enthousiasme dans les rues, constatant que personne ne fait signe dans le bus de l’équipe et que les drapeaux sont rares. “Je ne ressens pas ici l’ambiance typique de la CAN, il fait froid”, a-t-il déclaré dimanche, regrettant qu’on ne se sente pas vraiment immergé dans un tournoi majeur.
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Plusieurs facteurs semblent expliquer cette morosité, à commencer par une météo épouvantable. De fortes pluies s’abattent sur le Royaume depuis le début de la compétition, exceptionnellement décalée en hiver pour éviter la concurrence avec la Coupe du monde des clubs. Mais au-delà du ciel gris, Broos pointe du doigt la gestion des flux de supporters. Même si les stades sont magnifiques, ils sonnent souvent creux. L’entraîneur s’est plaint du « chaos » lors du match contre l’Egypte, où l’ouverture des portes aux spectateurs sans billet a fini par bloquer l’accès à ceux qui avaient payé leur billet.
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Même les rencontres du pays hôte ne sont pas épargnées par la polémique. Même si les matches du Maroc affichent complet, de nombreux sièges restent inoccupés, conséquence directe du contrôle de la billetterie par les revendeurs qui frustre les vrais supporters. Pour le match de ce lundi contre le Zimbabwe, Broos se montre pessimiste quant à l’affluence : “S’ils ne laissent pas entrer les gens gratuitement, il n’y aura personne”, a-t-il prédit, soulignant que sans l’entrée gratuite improvisée, les tribunes resteraient désespérément vides pour des affiches ne concernant pas les Lions de l’Atlas.