pourquoi la France rejette certains dossiers au Maroc ?
Dans une interview accordée à Médias24le consul général de France, Olivier Ramadour, a jugé « totalement disproportionné » le taux de refus de 97 % mis en avant par certaines fédérations de transporteurs. Selon lui, le taux de refus national pour le Maroc stagne autour de 10%, plaçant le pays au deuxième rang mondial pour les bénéficiaires de visas français en 2025, juste derrière la Chine et devant l’Inde.
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L’administration consulaire estime que le taux réel d’indemnisation des chauffeurs routiers est en réalité d’environ 70 %. Les refus s’expliquent souvent par des manquements formels, comme l’absence d’affiliation à la sécurité sociale (CNSS) lors d’un changement d’employeur. « La délivrance du visa n’est pas automatique », souligne le diplomate, précisant que la pénurie de main d’œuvre pousse parfois les entreprises à recruter des profils moins qualifiés.
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Le consul reconnaît cependant l’existence de cas d’immigration irrégulière, où des conducteurs font défection une fois sur le territoire européen. Cette réalité nécessite une application stricte des règles de l’espace Schengen. Malgré ces contraintes, l’autorité française affirme traiter 90 % des demandes en moins de quinze jours, réfutant toute volonté de bloquer systématiquement la mobilité légale.
Pour rationaliser les procédures, le consulat privilégie un système de « tiers de confiance » via des partenariats avec l’Association marocaine du transport routier international (AMTRI). Ce système permet d’accorder un biais favorable aux entreprises jugées fiables. Olivier Ramadour a réitéré son ouverture au dialogue avec toutes les organisations professionnelles afin de renforcer la concertation et faciliter la mobilité dans un cadre sécurisé.