Pourquoi le rêve du tunnel Maroc-Espagne vient de s’évanouir
Une étude réalisée par l’entreprise allemande Herrenknecht pour le compte de l’entreprise publique espagnole Secegsa précise que le projet reste techniquement réalisable malgré des défis géologiques plus importants que prévu. Les difficultés se concentrent notamment dans la zone du seuil de Camarinal dont la nature nécessite la réalisation d’études sismiques approfondies et la construction d’un tunnel d’exploration préalable. La traversée des roches dures présentes dans cette zone nécessite également le développement d’outils mécaniques de forage spécifiques.
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Ce tunnel constitue un projet stratégique majeur pour le Maroc, l’Espagne et l’Union européenne, visant à établir une connexion directe entre le réseau ferroviaire marocain et le réseau européen. La création de ce corridor logistique continu entre Casablanca, Rabat et Madrid doit renforcer le rôle de l’Espagne comme point de passage entre les deux continents. Le report du projet d’une décennie retarde ces bénéfices économiques à un moment où le Maroc accélère ses investissements dans ses infrastructures nationales et ses alliances internationales.
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Le coût du seul volet espagnol est estimé à plus de 8,5 milliards d’euros, tandis que le budget total devrait augmenter grâce au soutien des fonds européens et aux futurs revenus des services de logistique et de télécommunications. En attendant que ces travaux soient terminés, le transport entre les deux rives reste dépendant des routes maritimes et aériennes traditionnelles. Le détroit de Gibraltar reste l’un des points les plus sensibles au monde, nécessitant une surveillance constante et une coopération renforcée au sein de l’OTAN.