Qui est responsable? Justice saisit l’affaire Mehdi Narjisssi
Stéphane Cambos, ex-environnement de l’équipe de rugby française de moins de 18 ans, a été placé en garde à vue dans l’affaire Mehdi Narjissi, du nom du joueur marocain, qui a disparu en mer début août 2024, alors qu’il participait à une tournée avec la sélection en Afrique du Sud.
L’ancien directeur de l’U18 a été mis en garde à vue mardi après avoir été entendu par la police de la division du crime organisé et spécialisé à Agen. L’intimé a ensuite été libéré, informant une source policière, rappelant que l’accusation avait reclassé les informations judiciaires dans l’homicide involontaire coupable à la mi-octobre. Selon Arnaud Dupin, avocat de Cambos, cette mesure de garde de la police est normale, car elle “donne la vérité, des explications”. “Il était important qu’il ait été fait dans un rapport”, a-t-il déclaré.
La famille de la victime est “très satisfaite de l’évolution de la procédure”, a déclaré Edouard Martial, l’avocat des parents de Medhi Narjissi, a assuré que l’enquête “évoluera toujours”. “We are moving towards indictments in the coming weeks. Medhi Narjissi has been missing since August 7, 2024, when he was swept away by the waves on a beach deemed dangerous, near the Cap de Bonne-Espérance in South Africa, where the U18 team was doing a recovery session, recalls Le monde.
Pour lire: disparu en mer, un marocain retrouvé mort dans les eaux algériennes
Lors d’une conférence de presse tenue fin août, son père, l’ancien joueur de rugby Jalil Narjissi, avait dénoncé une supervision “catastrophique”: “c’était l’entraîneur physique de l’équipe française qui a pris la décision de les y emmener. C’est incompréhensible”. Dans un rapport d’enquête interne publié à la mi-septembre, la Fédération française du rugby (FFR) a également critiqué la supervision de l’U18 au cours de cette tournée, notant que “la décision d’organiser une séance de récupération dans l’eau sur la plage de Diaz Beach a été prise sans tenir compte de la dangeres du site”.
En tant que sanctions, le ministère des Sports, à la demande du FFR, “suspendu pour un État” des conseillers techniques sportifs suspendus. “Il y a eu de graves lacunes dans ce cas, en particulier de la Fédération”, explique Edouard Martial. Moi Dupin, pour sa part, déplore que le FFR cherche à tenir son client Stéphane Cambos responsable de la disparition du jeune joueur du Stade Toulousain. C’est pourquoi il a déposé une plainte contre l’instance de dénonciation calomnieuse.